‹ TertullienChapitre 162 sur 561 · Neumann, Der riim. St., p · texte numérisé non relu

Neumann, Der riim. St., p

2. Adv. Jud., 9 : quand David dit : Accingere ensem super femur {Ps., XLV, 4), il n'entend parler qu'au figuré. Idée analogue dans Adv. Marc, III, 3, 14; V, 18.

3. Apol., 21 ; 35; Ad nat., I, 17; Adv. Jud., passim, not. 2. — Ad Nat., II, 8 : les Egyptiens sont gens rixosa suis regibus recontrans, in extraneis deiecta, sane et gula et spurcitia canina etiam servi ipsaj De spect., 8.

4. Apol., 24; Ad nat., II, 3 ; 8; 9; Adv. Jud., d^; Adv. Marc, II, 14; Scorp., 2.

queur se mette à sa place, que devront faire les chrétiens? Autrement dit, qu'elle eût dû être leur attitude si Niger ou Albinus avaient triomphé ? J'imagine que Tertullien aurait répondu : Si Albinus avait été vainqueur, les chrétiens auraient reconnu le bon droit d'Albinus, car la volonté de Dieu se manifeste par la victoire qu'il donne '. En bonne logique chrétienne, les fidèles n'avaient pas plus à soutenir Sévère qu'à le combattre.

Ce point de vue demeura celui des fidèles, jusqu'au jour où, l'Empire étant chrétien, ils se mêlèrent un peu plus à la vie politique. Encore l'Eglise conservera-t-elle toujours une remarquable facilité à s'incliner devant le fait accompli et à reconnaître le signe de Dieu sur des hommes qui, selon la morale humaine la plus terre à terre, ne nous semblent guère dignes d'en avoir été marqués. Son intérêt terrestre l'y poussera quelquefois, en dehors du grand précepte de résignation, et elle ne contrariera pas son intérêt. Saint Augustin le dira avec beaucoup de candeur : tant que la cité de Dieu et l'autre sont mêlées ici-bas, la cité de Dieu profite de la paix de Babylone et c'est powqiioi l'apôtre recommande de prier pour les puissances \ En attendant cette heure, Origène, rappelant que le Christ a interdit toute violence et que les chrétiens se laissent égorger partout sans résistance, mettra les païens au défi de relever contre eux un seul fait séditieux '. L'auteur de l'ouvrage pseudo-cyprianien Des douie abus du siècle^ manifeste une profonde horreur pour l'indiscipline et le désordre populaires *. D'autre part, les Actes des Martyrs nous représentent toujours les confesseurs, parfois très vifs dans leurs répliques, comme des hommes parfaitement soumis en tout ce qui touche à leur humanité; ils ne résistent jamais ni aux supplices ni à la sentence qui les frappent et pourtant certains d'entre eux affirment qu'ils pourraient le faire \

Maintenant, dans quelle mesure des affirmations semblables cor-

1. ApoL, 32 : Nos iudicium Dei suspicimus in imperatoribus qui gentibus illos pracfecit. Id in cis scimus esse quod Deus voluit.

2. August., De Civ. Dei, XIX, 26 : ...ut quietam et tranquillam vitam agamus cum omni pietate et charitatc.

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