‹ TertullienChapitre 182 sur 561 · De pallio, 5 ; non milito · texte numérisé non relu

De pallio, 5 ; non milito

9. Voy. particulièrement : Le Salut est en vous, pp. 192, 194, 199, 222.

LE SERVICE MILITAIRE, LE SERVICE CIVIL ET l'iMPOT IqB

militaire : tels sont les douchobors du Caucase. Ils ont avec les martyrs des premiers âges des affinités très remarquables : comme eux, ils résistent passivement et ils croient que les souffrances qu'ils endurent atîermissent la vérité et peuvent lui amener de nouveaux adeptes '.

I Mais TertuUien était montaniste quand il écrivait le De corona ;

' il était dès lors un hérétique exagéré dans ses opinions ; aujourd'hui il faut toute la tolérance des États modernes, qui admettent assez bien qu'on exprime des idées subversives tant qu'elles sont inapplicables ; il faut surtout le respect mêlé d'un peu de commisération que Tolstoï a su s'acquérir généralement parmi les hommes en place, pour qu'il ne soit pas poursuivi comme insulteur de l'armée et enfermé comme anarchiste. Il ne doit assurément sa liberté qu'au peu d'extension de ses idées parmi les classes qui les pourraient le mieux et le plus efficacement mettre en pratique; lui-même est en marge du christianisme officiel, car les hommes qui s'avisent encore de refuser le service militaire au nom de VEvangile sont abandonnés au bras séculier par les prêtres de Jésus, comme des égarés et des exaltés sans discipline.

III. — L'Église comprit vite, en effet, que faire de la divine maxime : « Aimez-vous les uns les autres » la règle des rapports entre les hommes et les peuples était une utopie dangereuse pour qui tenterait le premier de l'appliquer ; et, tout en conservant, comme un idéal de perfection chrétienne, le respect absolu du sang d'autrui ^ elle sut trouver des hymnes convenables en l'honneur de ceux qui le versaient le mieux, tout particulièrement de ceux qui le répandaient à son profit ^ : le Dieu des armées fut plus souvent invoqué par elle, au nom des princes, que le Christ pacifique et miséricordieux. On verra Saint Augustin affirmer, VEvangile en main, que le Christ n'a pas interdit la guerre ^ ; il

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