Voyez déjà : Ciém. Alex., Pedag., III
2. Le concile d'Elvire (vers 3oo) décida d'exclure les chrétiens magistrats de l'assemblée des fidèles pendant qu'ils seraient en charge. Cation LVI : Magistratus vero uno anno quo agit duumviratum prohibendum placet ut se ab ecclesia cohibeat. Le concile d'Arles, de 3 14, auquel assistaient plusieurs membres du concile d'Elvire, modifia les choses de la manière suivante par son canon VII : ...litteras accipiant ecclesiasticas communicatorias ita tamen ut in quibuscumque locis gesserint ab episcopo eiusdem loci cura illis agatur et cum. coeperint contra disciplinam agere, tum demum a communione excludantur. C'est évidemment beaucoup plus libéral ; mais l'édit de Milan, qui a été rendu entre les deux conciles (3i3), explique le progrès : Mansi, II, p. i5, et II, p. 471-472 ; Duchesne, Le concile d'Elvire et les famines chrétiens, p. 173. — La tradition maintint d'ailleurs l'exclusion des charges publiques pour les prêtres, sous peine de déposition : Canons apost., LXXX et LXXXII, ap. Mansi, I, p. 46; et Eusèbe, H. E., X, 7, i et s., nous rapporte que Constantin exempte le clergé de Carthage de toutes fonctions publiques, pour le laisser entièrement aux soins du culte. Saint Augustin, Cofifess., IX, 8, 17, loue encore Evodius, officier impérial, d'avoir abandonné la militia du siècle pour celle de Dieu : relicta militia saeculari, accinctus in tua.