‹ TertullienChapitre 210 sur 561 · Dig., I, 30,48, 19 et Paul, Sent., Y · texte numérisé non relu

Dig., I, 30,48, 19 et Paul, Sent., Y

6. Arnobe, Adv. nat., III, 7; Boissier, Fut du pag., I, p. 36r.

religieux était allé plus haut et plus loin que n'avait pu atteindre la restauration religieuse. Au commencement du iii^ siècle, le scepticisme est vaincu \ Ce n'est pas certes qu'il n'y ait que des croyants dans l'Empire ; nous avons la preuve du contraire ' ; mais l'opinion générale qui, à la fin de la République, se détachait des préoccupations religieuses ' et semblait y revenir vers l'époque d'Auguste '•, s'y donne maintenant tout entière \ Le ni^ siècle va être extrêmement dévot. Pourquoi ? Les raisons en sont complexes et multiples, assez pour qu'il nous soit difficile d'apprécier la part d'action de chacune d'elles.

On a dit '"' que la religion était devenue la seule préoccupation possible des âmes d'élite dans la société de ce temps, parce que la vie politique ne saurait leur offrir une nourriture suffisante, parce que la philosophie indépendante de toute religion était en décadence \ parce que la philosophie dominante avait, au contraire, des tendances qui la disposaient à devenir religieuse ', parce que la science n'était qu'un empirisme sans portée sérieuse, encombré de préjugés et de superstitions ridicules '', parce que l'Orient mystique et le christianisme, chacun dans un sens, attiraient l'attention par

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