Réville, op. cit., p
2. 11 est vraisemblable que Lucien touche presque au iii« siècle et, s'il se survit en quelque sorte à lui-même, puisqu'il meurt âgé d'environ quatre-vingts ans, il n'est pas sans avoir laissé des adeptes. Le nombre de ses écrits connus suiTit k prouver leur succès. D'ailleurs Clém. d'Alex, nous parle quelque part (Strom., VII, i5, 42) d'hommes qu'il appelle les oo;ÔTO-jot et qui s'imaginent avoir mis la main sur la vérité; ils déclinent toute discussion avec les chrétiens, de peur d'être convaincus; ils sont nombreux (wv -rW.eo; où* o\i-{0'j) et il semble bien qu'ils ressemblent à ce que nous nommons les libres penseurs. Ailleurs {Strom., VI, i, i) le même Clément entreprend de prouver aux philosophes que le véritable gnostique n'est pas un athée, d'où l'on peut sans doute conclure que la gnose menait au moins quelques individus à l'athéisme.
3. Révillc, op. cit., p. 28 et n., signale l'abandon ou, au moins, le discrédit des sacerdoces à la fin de la République.
4. Je crois, comme Havet, Le clirist., II, p. i63 et s., que le siècle d'Auguste a été assez dévot sinon très croyant : il en voit la preuve dans les poèmes de Virgile ; je la vois mieux encore dans la religiosité qu'affecte Tite-Live, lequel se met évidemment dans le ton du jour et sait qu'il plaira, non seulement à l'Empereur, mais aux lecteurs.