‹ TertullienChapitre 216 sur 561 · Réville, op. cit., p. 147 et n · texte numérisé non relu

Réville, op. cit., p. 147 et n

6. Réville, op. cit., p. i3o et le ch. ix, 11 en entier, pp. 268 et s., sur l'idéal religieux d'Alex. Sévère.

7. Révilie, op. cit., p. i5o, n. 3, signale un assez grand nombre d'inscriptions où les princes reçoivent le surnom de satictissimi, religiosissimi; Ex. : C. I. L., II, n» 3413 ; III, 4413 ; VIII, 9015. Duruy, Hist. des Rom., VI, p. 122, insiste justement sur le sens désormais moderne de sanctus.

8. Réville, of. cit., pp. i52-i53. — Voy. particul. tout le chap. vu de la Vie d'Apollonius, en n'oubliant pas que Philostrate est le porte parole de tout un cénacle intéressant et considérable.

9. Voy. Clém. Alex., Disc, aux gent., X, gi, sur les piétistes païens qui paraissent en public avec une chevelure négligée, des vêtements en lambeaux et couverts de poussière; Tert., De monog., 17, sur la chasteté de quelques

par ses tendances, que le christianisme semble parfois n'être que son expression la plus complète, ce mouvement, dis-je, mène quelques esprits, à la fois logiques et épris de pureté, droit à Tascctisme, tout comme le désir de se rapprocher de Tidéal évangélique poussera quelques chrétiens dans la solitude et plus tard dans les cloîtres '.

L'ancienne religion romaine était incapable de donner satisfaction à un semblable sentiment religieux. Les hommes remédièrent à cet inconvénient primordial de diverses manières. D'abord, ils juxtaposèrent aux pratiques traditionnelles un certain nombre d'idées morales, qui étaient absentes de la vieille religion. Sans préciser la personnalité morale de chaque Dieu, on se prit à parler des Dieux comme d'êtres pénétrés de justice et de pureté^ ; on mit, sous les antiques formules du rituel, des obligations morales qu'elles n'avaient jamais réellement contenues. Tel est, par exemple, le sens de la prédication d'Apollonius de Thyane, si nous en croyons son biographe ; tel est également le sens des préoccupations de cet entourage élégant de Julia Domna, pour lequel écrivait Philostrate \ Apollonius veut certes maintenir les vieux cultes, mais il prétend les épurer, les débarrasser des superstitions qui les altèrent et les rendent immoraux; il désire aussi améliorer les hommes, les amener à être purs et justes \ Les inscriptions du m" siècle attribuent la pureté et la sainteté à des dieux qui, parfois, ne semblent guère faits pour de semblables vertus ^ ; mais le caractère vague des vieilles divinités romaines et l'élasticité de la conception qu'en avaient les hommes, se prêtaient à cette addition de qualités nouvelles, dont l'attribution demeurait également vague. Ce n'était pas se compromettre beaucoup que d'affirmer que les dieux étaient justes et purs et que, pour leur complaire, il fallait chercher à leur ressembler : à la condition de ne point nommer Vénus et Priape mal à propos, tout était pour le mieux ®. Toutefois, s'il était possible de donner ainsi à la religion romaine

collèges de prêtresses païennes; C. /. L., VI, n''^ 5io et 710, relatifs à des purifications mithriaques. Réville, op. cit., pp. 164, i55, i56 et n.

1. Réville, op. cit., pp. iSy-iSS. Voy. partie. Philostr., Apoll., III et VI; Eunape, Vita Porphyri, pp. 456 et 457 de l'éd. Didot ; Porph., Vita Plotini, I et 7. Apollonius est un' véritable ascète pèlerin. (Phil., Apoll., not. IV, 34.)

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