Renan, Evaug., pp, g et s
2. Renan, Saint Paul, pp. 67 et s. Les conversions, au 1°'' siècle, sont évidemment plus nombreuses parmi les femmes que parmi les hommes à cause de cela; voy. Josèphe, Ant. Jud., V, i-3.
3. Renan, Saint Paul, p. 144; Apôtres, p. 253 ; Havet, Le christ. ,111, p. 45^; Aube, Pers. de VEgl, p. 5.
4. Renan, Saint Paul, p. 67, signale encore comme obstacle à l'extension du judaïsme, l'interdiction des mariages mixtes et les prescriptions sur les viandes pures et impures.
5. Les textes évangéliques reflètent encore les hésitations des premiers fidèles et nous laissent entrevoir les dissentiments qui s'ensuivent : voy. particulièrement : Math., XV, 21 et suiv., sur la femme cananéenne que Jésus commence par repousser parce qu'elle n'est pas d'Israël; Marc, VII, 26 et suiv.; Math., X, 5 : « Ne vous dirigez pas du côté des païens »; Math., VIII, 5-i3; Luc, XIII, 28-29. Le texte décisif demeure pour les chrétiens: Math., XXVIII, 18 : « Allez instruire toutes les nations » ; développé dans V Appendice de Marc, XVI, 1 5-20 ; Luc, XXIV, 47. Jean, X, 1 6, indique nettement qu'il ne doit y avoir
Celse accuse quelque part les chrétiens de chercher à se singulariser et il ajoute : « Si tout le monde voulait se faire chrétien, vous en seriez bien fâchés ' ». Jamais il ne s'est si lourdement trompé. Les chrétiens ne cessent au contraire de répéter que leur foi est celle de tous les homm.es, et de faire effort pour les y gagner tous \ A leurs yeux, être chrétien c'est l'état de nature, ne pas l'être, c'est vivre dans un état anormal et violent; en un sens, le christianisme a existé de tous les temps, et les hommes qui ont écouté leur âme ont été chrétiens. C'est seulement chez S. Augustin ■' que cette idée prendra une forme précise, mais elle est exprimée avant lui, plus ou moins clairement, chez un nombre d'écrivains chrétiens assez grand pour que nous soyons assurés qu'elle était à la base même du christianisme. Selon S. Irénée, l'avènement du Christ sur la terre a eu pour objet, non seulement le salut de ceux qui vivaient en même temps que lui, mais encore celui de tous ceux qui, soit avant, soit après sa venue, ont eu la foi '. Tertullien, lui,
qu'un seul troupeau et qu'un seul berger. Les Actes des Apôtres, éminemment pauliniens, abondent dans le sens de l'apôtre des Gentils : X. 34, histoire du Centurion Cornélius; XIII, Sg et 47. L'égalité devant le Christ, et l'universalité du christianisme s'affirment naturellement sous la plume de saint Paul : ICor., XII, i3; Rom., I, 16-17; X, 12 et s., etc.