‹ TertullienChapitre 232 sur 561 · Aube, Chrét. dans VEmp., p · texte numérisé non relu

Aube, Chrét. dans VEmp., p

2. Justin, / ApoL, 14, exprime très nettement le désir qu'ont les fidèles de voir tout le monde chrétien et affirme l'effort qu'ils font en ce sens. Il revient sur cette idée dans Dial. c. Tryph., 8 et 11, en accentuant la différence qui sépare l'exclusivisme juif de l'universaiisme chrétien : 6 yàp èv Xwp-r.e 7:a>vai6; t,ot, vôtxo; xat \j\xw 1J.ÔV0JV • 0 ôè ■TzâvTtov i-n'kthz. De même Dial. c. Tryph., 28. — Irénée, Adv. omn, liaer., III, 4, 2, dit que le christianisme a déjà pénétré chez les barbares et qu'il y garde sa pureté.— Selon Tertullien, ApoL, 21, l'Ecriture annonce que, sur la fin des temps, il viendra à la vérité : ex omni gente et populo et loco cultores. — Clem. Alex., Strom., I, 18 et s., déclare que le peuple de Dieu, c'est la totalité des hommes qui suivent sa loi, juifs ou gentils ; Strom., IV, 8, 67, proclame l'égalité de toutes les classes devant le Christ, Strom., VI, 45 et 46, est encore plus caractéristique : non seulement Clément imagine que l'Evangile est fait pour tous ceux qui croient en lui (otîol t:ot' etujç^ov YsyevÔTeç), mais encore il soutient qu'il s'adresse aussi à tous les justes morts avant la venue du Sauveur : celui-ci n'est descendu aux enfers que pour y prêcher ; or le juste est toujours le juste, qu'il soit grec ou hébreu; Strom.. I, 5, 29 : toutes les nations sont prédestinées au christianisme et préparées à le recevoir. — Origène reprend et précise les plus générales de ces idées; C. Celse, V, 5o : Jésus a voulu tôv toû Osoû Aôyov à-o ixidë; tt,? xaxà tTiV "louSaiav yf,v yuvîa; è~:-j- TTEÎpat oXu To) ye'vsi xôJv àvÔpwiîwv. C. Celse, Vlli, 72, prévoit le triomphe du christianisme sur la terre entière; C. Celse, VII, 41, 60 : le Christ n'est pas le médecin des hommes de haut rang comme Platon ; il soigne tout le monde; il sait s'élever ou se plier aux exigences des intelligences faibles, selon l'occasion. — Augustin, De consensu Evan^elist., I, xxvi, 40 et s., confirme ces idées et les appuie de textes de l'Ancien Testament ; voy. également Arnobe, Adv. nat., II, 5, sur l'introduction de la foi chez les barbares.

3. Xxi^ust., Rctract, I, i3. Res ipsa quae nunc christiana religio nuncupatur, crat apud antiquos, nec defuit ab initio generis humani, quousque ipsc Christus vcniret in carne, undc vera religio quae iam erat coepit appellari christiana.

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