‹ TertullienChapitre 234 sur 561 · Jean, XV, 24 et s · texte numérisé non relu

Jean, XV, 24 et s

8. II Pétri, II, 22 ; Ircn., .4dv. omn. Iiaer., V, 8, 2; Tatien, Adv. Graec., 21 : el; ù)kTiv xal p6p6opov : — Commodien, Instr., I, xxxiv, 17... sic quasi besteus crrans.

même de son procès, c'est l'idolâtrie » '. Les chrétiens tout seuls sont de cœur pur ^ ; les païens pensent que leurs idoles sont des dieux, les chrétiens savent que ce ne sont que des démons \ Mais le dieu des chrétiens ne veut pas être traité en inconnu \ et qui ne croit pas en lui est mort '% car personne n'a le droit, maintenant, d'ignorer Dieu et de ne pas obéir à son Evangile. Les flammes éternelles attendent donc les païens ^ \ et ce n'est point là la doctrine d'un exagéré, c'est celle de la communauté chrétienne tout entière : on ne sert pas plusieurs maîtres à la fois '. Les païens osent soutenir que l'Être Suprême peut être indifféremment désigné sous des noms divers; il n'en est rien; il n'y a qu'un seul Dieu, et les autres sont des démons infâmes qui se cachent sous les noms de Jupiter, d'Adonaï, etc. ^ La doctrine de Jésus est la seule vraie, la seule capable, d'ailleurs, de se mettre à la portée des intelligences les plus faibles, comme d'élever les esprits les plus éclairés^. Si Origène veut bien admettre que tout n'est pas injustice et folie hors de l'Église, il ajoute aussitôt que ce qui peut se trouver de bien chez les païens, est aussi chez les chrétiens, et que ceux-ci possèdent beaucoup de choses excellentes que les païens ignorent '°. Au reste, tout l'orgueil de la secte s'exprime dans ce cri que rapporte Celse, et qu'Origène ne nie pas ; il l'attribue seulement à un isolé : « Il est Dieu, mais nous occupons le premier rang après lui " ». S. Cyprien lui-même, un modéré, presque un politique, un de ces hommes qui ont fait l'Église, malgré les exagérés qui l'auraient perdue, S. Cyprien, dans un ouvrage tout pratique, un guide à l'usage des chrétiens, ne s'écrie-t-il pas : « Celui qui ne croit pas est déjà jugé w " ? 11 est inutile de prolonger les citations ; tous les chrétiens, depuis le docteur jusqu'à l'humble martyr, affirment que la vérité chrétienne est absolue, qu'elle n'admet ni tempérament ni mélange, que ceux qui ne la suivent pas sont des ignorants

i.DeidoL, i : Principale crimen generis humani, summus saeculi reatus, tota causa iudicii idolatria.

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