ApoL
3. Les railleries païennes sur les oracles n'étaient point rares et constituaient même un des thèmes familiers des sceptiques : Lucien, Dial. des Morts, 3 : Ménipjie démontre à Amphiloque et à Trophonius qu'ils ne sont que des charlatans et que, puisqu'ils sont morts, leurs oracles ne signifient rien du tout. Ailleurs, Dial. des Morts, 28, 3, Ménippe accuse les devins de ne rien dire de sensé. Dans Dial. des Dieux, 16, Apollon est accusé de mentir souvent dans ses oracles. — Au reste, les vrais Romains, très sensibles aux présages qne la spectio des magistrats découvrait, n'avaient point grande foi dans les oracles ou, du moins, gardaient quelque appréhension devant leurs révélations ; j'en verrais une preuve — entre autres — dans celte phrase de Suétone, Aiig., 3i : ...quicquid fatidicorum librorum Graeci Latinique generis, nullis vel parum idoneis auctoribus, vulgo ferebatur, supra duo miilia contracta undique cremavit, ac solos retinuit Sibyllinos, hos quoque delectu habite. .
4. ApoL, 22 : ...post quae desinunt laedere et curasse creduniur.