‹ TertullienChapitre 35 sur 561 · Suet., Caes · texte numérisé non relu

Suet., Caes

4. Voy. Beurlier, Essai sur le culte rendu aux empereurs romains, Paris, 1890, in-8°.

5. Boissier,La relig. rom., I, ch. 2 ; Dict. des Ant., art. Apotheosis ; Mommsen, Droit public, V, pp. i 2 et suiv.

6. F. de Coulangcs. Cité ant., passim., notam., pp. i5-2o; 172; 173; 187.

7. La royauté semi-divine des Séleucides et des Lagides fut une transition très naturelle entre les habitudes de l'Orient et la pratique romaine. Voy. Beurlier, De divinis honoribus quos acccpcrunt Alexandcr et successores ejus. Paris, 1890, in-8°.

LE PRINCIPE DU POUVOIR IMPÉRIAL ET l'eMPEREUR 27

vivant, fut demi-Dieu ; ses statues prirent place parmi celles des Dieux dans tous les temples de Rome et de l'Empire; s'il n'eut pas de temple propre, il eut son flamine particulier et son pulvinar '; il donna son nom à un mois de Tannée. Il semble bien que son culte ait été quelque chose de spontané et de sincère " dans le peuple et non pas seulement une simple flatterie, car il dura après sa mort, alors même que ses fidèles avaient à supporter le mauvais vouloir de l'autorité \ Le culte d'Auguste paraît s'être établi de la même façon : il fut comme l'expression la plus haute de la reconnaissance de ses sujets \ Auguste hésita un peu sur la conduite à tenir ; en tous cas, il accueillit avec plus de réserve que César les tentatives de divinisation dont il fut l'objet durant sa vie \ Il défendit toujours qu'on lui parlât comme à un Dieu ^ Toutefois, il laissa faire l'Orient, où de semblables démonstrations s'étaient toujours produites, même pour de simples proconsuls ^ ; à vrai dire, il exigea que le nom de Rome fût toujours associé au sien, même dans ce culte oriental \ A la rigueur, il pouvait affecter de considérer ces hommages comme flatteries sans importance de provinciaux trop zélés et Dion Cassius nous affirme qu'il ne fut pas adoré en Italie de son vivant " : une foule de témoignages épigraphiques nous prouvent le contraire '°. A Rome même, son genius jfut associé aux Lares des carrefours et son nom intercalé parmi celui des dieux dans le chant des Saliens ". Il porta le titre de divi

î. Cic. Phil., 2, 43; Dion Cass., 44, 4; Suet., Caes., 76.

2. Il faut s'entendre sur le caractère de cette sincérité : la religion romaine n'a pas de dogmes, elle ne suppose donc pas nécessairement la foi : elle ne demande que le sérieux; il suffit, pour y être dévot sincère, d'accomplir avec gravité les rites consacrés. Cette religion est d'intelligence difficile pour les modernes, habitués à chercher l'unité religieuse dans la communauté des croyances, bien plus que dans celle des pratiques. Ix culte rendu à l'Empereur n'est que la marque d'une considération exceptionnelle pour un hornme au-dessus des autres : il ne suppose pas nécessairement la foi en la réalité de sa divinité.

3. Le consul Dolabella les fit disperser, sous prétexte de désordre. Quand les Césariens furent définitivement vainqueurs, César devint le Divus Julius : cf. par exemple C. 7. L., IX, 2628 : Genio deivi Juli parentis patriae quem senatus populusque romanus in deorum numerum rettulit. Ap. Mommsen, Droit public, V, p. i3, n. 3.

4. Ce sentiment a été particulièrement bien vu par Philon. Légat, ad Caïiim, 21.

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