Ad uxor., I, 8; De cultufem., II, 2 ; Ad Scap., 4; etc
7. Voy. Martha, Les Moralistes sous VEmpire romain, le chap. consacre à Juvenal.
8. J'appelle ainsi ceux des chrétiens qui sont demeurés fidèles aux doctrines et aux pratiques de cette fraction , de la chrétienté, dont la sagesse, la modération et la constance ont fondé l'Eglise et la tradition ; ce n'est pas à dire que les sectes hérétiques puristes n'aient rien trouvé à lui reprocher. Voyez ce qu'en dit TertuUien devenu franchement montaniste : Dejejiin., 17.
9. Lucien, Dial. des Courlis., not. V; L'dne, 5o; Clém. Alex., Pedag., 111, 3, 21; 111,4, 27.^
10. Lucien, L'dne, 52-53 ; Lampride, Heliog., 26, 3 et s., nous rapporte qu'un jour cet empereur réunit dans son palais tous les prostitués, prostituées et entremetteurs de Rome et, qu'après leur avoir adressé un discours où il les appelait compagnons d'armes [commilitones), il tint conseil avec eux sur les ratiinements qu'il pourrait apportera ses débauches; il leur a d'ailleurs promis un donativum de trois pièces d'or. L'impression que donne la lecture du Satyricon est d'ailleurs du même genre que celle qui ressort dccctte anecdote.
11. Salvien, De gub. Dci, VII, i5, 62 ; avaritiae inhumanitatem proprium est Romanorum paene omnium malum.
12. Lâchasse aux héritages est une question qui préoccupe particulièrement Lucien. Les Dial. des morts, b, 6, 7, 8 et g, roulent sur elle et montrent qu'on ne reculait devant rien pour atteindre le but. Les textes les plus caractéristiques des deux premiers siècles sont groupés dans Thomas, Rome et l'Emp., pp. i56 et s.
i3. Lucien, Le Banquet, 5.
14. Un jour, les Ephésiens veulent lapider leur gouverneur parce que les bains ne sont pas assez chauds : Philostr., Apoll., I, 16.
LA MORALE 3ç)l
comme celle des enfants '; tel serait l'ordinaire bagage moral des païens ; ceux-là presque seuls seraient honnêtes, qui ne pourraient faire autrement '.
' Depuis longtemps, on a prouvé l'exagération de ces attaques contre la société de l'Empire ■' ; et il n'est pas, en effet, difficile d'établir qu'on risque de tomber dans un excès manifeste en prenant au pied de la lettre et en les généralisant trop des affirmations de moralistes ou de prédicants. Quelle idée aurait-on de notre présente moralité moyenne, si on se fondait pour la juger, sur la Galette des tribunaux, les romans de mœurs et les sermons de carême ? Ce qui nous choque surtout dans cette société païenne, c'est le caractère public, et en quelque sorte avoué, de ses vices, parce que le christianisme a imposé à nos écarts une réserve qui nous porte à sauver les apparences ; si la morale publique n'y gagne pas toujours beaucoup, la décence en vit. Les païens de l'Empire, quand ils se mêlent de se mal conduire, ne sont sûrement pas décents et leur perversité emprunte à cette impudence une espèce de candeur jusqu'en ses excès. Et encore, ne faudraitil pas exagérer, car il arriva au gouvernement impérial de prendre des mesures de réaction morale et il n'est pas prouvé qu'elles aient toutes été inutiles ". Il semble bien que, si scandaleux qu'aient été