Philostr., Apoll., passim
4. Lucien, Hennot, 18, portrait chargé du stoïcien marchant dans la rue; Dial. des morts, 10, 7 et surtout T/mon, 54; Apollonius (Philostr., Apoll., VI, i i) s'élevant contre les gymnosophites, condamne, du même coup, toute recherche excessive de simplicité, qui est, à ses yeux, une forme comme une autre de faste orgueilleux (tû^o?). L'idée de la dignité du costume philosophique paraît nettement dans Lucien, Nigi-iniis, 24-25.
5. Néron prétend que la philosophie ne sert à rien et que les philosophes ne sont que des magiciens déguisés ; il traduit leur manteau devant les tribunaux comme manteau de magicien; ses mesures rigoureuses produisent un grand effarement dans la petite troupe d'Apollonius, laquelle, de trente-quatre, tombe à huit personnes (Philostr., Apoll., IV, 35-37). Suet., Dom., 10 :... philosophes omnes Urbe Italique summovit. Philostr., Apoll., VII, 6 et suiv. nous dit que cette persécution mit la gent philosophique en grand émoi ; tous les philosophes s'enfuient au loin, quittent le manteau et Démétrius le Cynique passe pour très courageux, parce qu'il s'arrête à Pouzzoles. .
6. Philostr., Apoll., IV, 38 : Apollonius, aux décrets de Néron proscrivant i^a philosophie, répond par le vers de Sophocle, Antigone, 45G : où yi? tl ;xot Zeuî \ ô xTipû^aç tiSs.
d'une table frugale '. Il conçoit, en effet, qu'il existe, en dehors de la cité humaine, une cité philosophique, dans laquelle se réfugient les grandes âmes, loin des agitations vaines. On y entre par l'effort personnel longuement ^ et péniblement ' soutenu, par la réflexion \ par le détachement des biens et des affections de la terre ^; elle reçoit les hommes de tous les pays et de toutes les conditions, elle est neutre, car elle est sublime. C'est proprement la cité de Dieu et certaines pages où Lucien la décrit, font songer à Saint Augustin*^. D'ailleurs, les philosophes savent ne point se confiner dans la cité des sages ; ils s'occupent de l'amélioration de la cité terrestre. Sous les Antonins, leur enseignement est officiel et rétribué régulièrement ; ils sont auxiliaires de l'État, moralistes du gouvernement, prédicateurs patentés '; souvent aussi bénévoles, prêts à redresser les torts, à affirmer la justice ** et à donner de bons conseils \ Ils