‹ TertullienChapitre 389 sur 561 · Aulu-Gelle, Nactes, VII, i3; XVII · texte numérisé non relu

Aulu-Gelle, Nactes, VII, i3; XVII

2. Lucien, Hennot., 6 et s. ; son apprenti philosophe compte qu'il lui faudra encore vingt ans pour atteindre la cime de la sagesse.

3. Si nous en croyons Lucien, NigrUius, 27, certains philosophes faisaient subir à leurs élèves un entraînement vraiment laborieux; ils leurs imposaient des exercices pénibles; les uns les enchaînaient, d'autres les fouettaient; certains les poussaient à se défigurer à coup de rasoir, pour leur apprendre à s'élever audessus des vanités de la beauté ; il paraît (d°, 28) que ces folies n'allaient pas sans accidents graves et parfois même mortels.

4. M. Aur., II, 3, recommande bien de ne pas abuser des livres, mais de s'étudier, de réfléchir.

5. Lucien, Hermot, 23, a écrit sur le détachement philosophique une page tout à fait chrétienne d'allure : la patrie terrestre doit être comptée pour rien et il faut briser ses liens s'ils veulent nous retenir; il faut se faire insensible, ne point se laisser ébranler par les larmes de ses enfants ou de ses proches, qu'il faut, au contraire, exhorter à marcher dans les voies qu'on suit soi-même; s'ils ne veulent ou ne peuvent pas, il faut les repousser et, au besoin, leur abandonner le manteau par lequel ils essaient de vous retenir, enfin de marcher droit vers la cité heureuse : on y peut entrer nu.

6. Lucien, Hermot., 24 :... aiJTty£vr,(; Sa ojSè elç, iWT. vcal papSâpou; è|j.-oli-

7. Tatien, Adv. Graec, 19, nous donne le chiffre du traitement qu'ils recevaient de son temps : 600 pièces d'or; cette dépense ne sert à rien, ajoute-t-il, mais on la fait pour qu'ils ne portent pas leur belle barbe gratis et il cite un type de ces inutiles prétentieux; c'est Crescent, son ennemi et celui de S. Justin. Lucien, L'Eunuque, 3, donne le chiffre de 10,000 drachmes, allocation égale pour les représentants de chaque école ; platonicienne, stoïcienne, épicurienne, péripatéticienne, choisis par le suffrage des notables de la ville.

8. Apollonius (Philostr., Apoll., V, 7) donne très vigoureusement son avis sur Néron histrion; il trempe vraisemblablement dans la conspiration de Vindex (V, 10); plus tard, il va de ville en ville, prêchant contre Domitien et excitant les gouverneurs contre lui, parfois en termes très violents (VII, 4 et s.).

g. Philostr., Apoll., IV, 24 : )vôyw zt xpaTr,p3ç ïaTavTO xal Tip'JovTO aÙTwv oî Suj/wvTSi;. Il entre en relations avec Vespasien et lui donne de bons conseils (V, 28-41); il écrit à Titus pour le féliciter de sa modération (VI, 29) et celui-ci lui demande un entretien (VI, 3o et s.); en toute occasion, il conserve son franc parler de sage vis-à-vis des puissances. Ce rôle de donneur de conseils et de prédicateur

font plus : ils s'intéressent aux individus; ils sont directeurs de conscience et, si nous en croyons Lucien, c'est même là une condition qui ne va point pour eux sans dégoûts '. Mais ce rôle, qu'ils Jouent parfois, a une importance certaine dans la haute société.

La médaille à son revers et il n'est pas nécessaire d'aller loin pour le découvrir. Il n'y a vraiment pas de philosophie au n= siècle, mais seulement des philosophes, qui se rattachent à des sectes diverses, lesquelles se haïssent, se vilipendent et, toutes également prétentieuses \ toutes sûres de posséder la vérité, en refusent aux autres les moindres parcelles ; elles semblent faire effort pour ne pas se comprendre réciproquement et s'abîment dans des discussions stériles ■' . Encore faut-il ajouter à ces querelles de principes et d'écoles, les querelles de personnes. Ces philosophes sont le plus souvent des hypocrites d'une avidité scandaleuse '', d'une vanité sans bornes ^ et d'une capacité de haine incroyable ^ ; leurs graves habits cachent tous les vices '. Il faut les contempler quand ils ne se croient pas vus '*; il faut seulement les entendre quand ils discutent, particulièrement quand le vin leur échauffe la tête, au cours de quelque banquet ; il est prudent pour les gens paisibles de se tenir éloignés de ces tournois sublimes, où les assiettes et les

moral est évidemment celui qui est jugé caractéristique du vrai philosophe dans l'entourage impérial pour lequel écrit Philostrate, et Apollonius, sur ce point, plus que sur tous les autres, est présenté comme un modèle (V, 20; IV, 12, sur sa prédication à Éphèse; IV, 27, à Lacédémone ; IV, 3i, à Olympie). Sur la prédication morale de Dion Chrysostôme, sous le principat de Trajan, voy. Duruy, Hist. des Rom., V, pp. 426 et s.

1. Lucien, Siir ceux qui sont aux gages des grands. — Renan, M. Aur., pp. 41 et s., a longuement insisté sur l'importance de cette prédication publique et privée, au point de vue du développement du christianisme, qui y rencontre une véritable concurrence.

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