‹ TertullienChapitre 402 sur 561 · Adv. om)2. haer., II · texte numérisé non relu

Adv. om)2. haer., II

3. Ep. à Diogn., 12. Une idée analogue se retrouve chez Théoph., Ad AiitoL, II, 25, mais elle est loin d'être aussi nettement exprimée.

4. Il faut bien dire que les premiers Pères prêchent d'exemple et ne savent pas grand'chose, si on en juge par les énormes bourdes qui foisonnent dans leurs écrits. Voyez, par exemple, la légende du phénix, très sérieusement expo-

bien à travers les reproches de Celse, quand il insiste sur le mépris de la science qu'affichent les chrétiens, et les compare à des myopes qui voudraient prouver que les clairvoyants n'y voient goutte '.

Résumons-nous. Il existe dans l'Empire, au moment où écrit ITertullien, une philosophie essentiellement métaphysique et imorale, appuyée sur une science superstitieuse et sans méthode; ll'uneet l'autre continent. Les chrétiens, aidés d'ailleurs de quelques païens, les attaquent et les raillent ; ils accentuent l'écart qu'il y a parfois entre les principes des philosophes et leur vie véritable, entre les prétentions des savants et leur ignorance réelle. En face, ils posent leur religion qui se présente, elle aussi, comme une 'métaphysique et comme une morale, et ils déclarent qu'ayant en eux toute la vérité nécessaire, ils peuvent négliger tout ce qu'ils ignorent. La science du siècle n'est rien ; à peine peut-elle devenir un utile sujet d'étude pour l'incrédule, parce qu'il y trouve l'occasion de s'avancer un peu dans les voies de la connaissance divine. 'C'est de ce point de vue qu'est parti TertuUien, païen renégat et ^chrétien intransigeant,

IIL — Il ne fait réellement pas de distinction entre les savants et les philosophes ; les uns et les autres lui paraissent tendre au même but, qui est de se passer du christianisme ; ils sont des rivaux prétentieux de Dieu, et tentent de pénétrer la nature divine par leurs moyens humains '. Si de tels hommes entrent dans l'Eglise, c'est pour y semer l'hérésie, car les philosophes sont « les patriarches » des hérétiques. Savants, philosophes, hérétiques, c'est toujours la même race odieuse ^ et TertuUien confond dans le même mépris tous ceux qu'entraîne le désir de connaître, ceux qui se perdent follement en croyant suivre le précepte : « Cherchez et vous trouverez «. Il les énumère pêle-mêle, car, à ses yeux, ils se valent, et vivent ensemble : charlatans, astrologues, philosophes ou

sée par Clém. Rom., / Cor., 25, conformément à Pline, H. N., XIII, 4; Théoph., Ad Aiitol., pass. ; I, 6, explication de l'orage ; II, i5, symbolisme de toute la création; II, 17, induence de l'homme et de ses péchés sur le naturel des animaux; II, 29, horreur de la terre pour le sang; II, 24; géographie du paradis terrestre; Tatien, Adv. Graec, g, origine diabolique des signes du Zodiaque.

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