‹ TertullienChapitre 476 sur 561 · Orig., C. Cclse, VI, i · texte numérisé non relu

Orig., C. Cclse, VI, i

4. Voy, le Can. LVII du concile d'Elvife, ap^ Mansi^ II, p; i3,

LA VIE COURANTE 5o5

encore, par exemple, le port de Tanneau ', l'usage des parfums, celui des couronnes, ou les artifices de toilette, notamment ceux qui se rapportaient à la chevelure. Certains avaient peur de Tanneau ; ils voyaient dans son cercle fermé, comme une contrainte, une marque de servitude à Tégard de quelque puissance mauvaise. D'autres, et ce fut évidemment le grand nombre, trouvaient l'anneau commode, comme sceau. Clément d'Alexandrie l'admet à ce titre et le rejette comme ornement ^ ; il a soin de donner des indications précises sur la manière de le porter et sur ce qu'il convient d'y graver ou plutôt de n'y point graver '. Les chrétiens, tout nous le prouve, continuèrent en effet à porter des bagues formant sceau ^ ; ils en portèrent, les femmes surtout, d'autres aussi, et, en même temps que les anneaux, des parures de toutes sortes \ malgré les recommandations et les adjurations répétées des docteurs chrétiens '^. Certains Pères pourtant, avec Clément d'Alexandrie, si sévère pour la parure tentatrice ', se montrent indulgents à la parure féminine, considérée comme moyen d'assurer la constance conjugale, en retenant le mari près de sa femme '.

1. Dans De idoL, i6, Tert. parle cependant de l'anneau nuptial sans commentaire défavorable, au contraire : ... neque annulas aut coniunctio maritalis, de alicuius idoli honore descendit...

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