‹ TertullienChapitre 499 sur 561 · De cor., 3 ; Ad iixor., II · texte numérisé non relu

De cor., 3 ; Ad iixor., II

5. Cypr., De unit, eccles., 18; Testim., II, 21 et 22; Lact., Inst. div., II, 27, I et s. -, Le Blant, Actes des mart., sect. II, §71, p. 196; Passio SS. Tlieodoti, etc. (Ruinart), XVII et XXI. Remarquer cependant qu'on ne trouve jamais — à ma connaissance — avant la paix de l'Église l'expression si commune après de signiim criicis ou jt.iieïov toû aSaupoiJ; je n'en vois pas d'autre exemple que celui que fournit la Passio SS. Theodoti, etc., XVII: clic est de 3o8 vrai-

C'était, sans doute, par ce signe que les frères se reconnaissaient, plus encore que par cette commune horreur des temples et des statues de dieux, à laquelle Celse prête un sens de ralliement '.

Le chrétien revient chez lui. Il est vraisemblable que rien de particulier ne marque le seuil de sa demeure et que même l'absence de palmes ou de lanternes aux jours de fête n'est pas une distinction frappante, puisque maint païen s'abstient également d'en suspendre. En temps ordinaire, sa maison ne porte, semble-t-il, aucun signe particulier, pas même une croix, car la croix n'entre pas directement dans la décoration des catacombes avant la paix de l'Église ; elle y est seulement représentée par diverses figures symboliques \ Il est donc possible — quoique peu probable — que l'habitation du chrétien porte quelqu'une de ces figures, mais il est très vraisemblable qu'elle ne porte pas la croix. Cette maison doit, en théorie, être aussi simple que le vêtement de celui qui l'habite. C'était une recommandation utile, car, si nous en jugeons par les écrits des anciens et par ce que les fouilles, particulièrement celles de Pompéï, nous permettent de voir, les maisons, non seulement des riches du siècle, mais encore des aisés, des bourgeois et même des petits bourgeois, étaient, toutes choses égales d'ailleurs, beaucoup plus luxueuses que les nôtres. Tertullien proclame que le fer et le cuivre sont bien plus utiles que l'or et l'argent dans la vie courante, et, en conséquence, dans la maison ^ Clément d'Alexandrie s'élève franchement contre les meubles et la vaisselle de luxe, comme il s'élève contre la multiplicité inutile des objets mobiliers * ; de même que les vêtements sont faits pour se vêtir, les ustensiles de ménage sont destinés à des usages précis ; il suffit qu'ils y soient propres. Un outil n'a pas besoin d'être fait d'un métal précieux pour rendre de bons services ; l'eau tirée d'un vase très vulgaire lave aussi bien que celle qui sort d'un vase d'or et une simple lampe de terre éclaire aussi bien qu'une lampe précieuse. Le Seigneur a demandé à boire à la Samaritaine, qui puisait de l'eau avec une simple cruche ; il ne s'est point servi d'un de ces riches vases en métal qui donnent toujours un si mauvais

semblablement et a été rédigée par Nilus, qui se dit témoin oculaire ; voici le texte : Rursum ergo perterrefacti, crucis signum suae quisque impressit fronti. Je suppose que c'est là une expression qui a dû être assez longtemps d'usage courant et, pour ainsi dire, populaire avant que de s'écrire et d'obtenir la consécration officielle de l'Église. Voy. Le Blant, Actes des mart., p. 196.

1. Orig., C. Celse, VIII, 17 : 'E-n:ei t6 ttutôv T.aïv à-favoû? xal à^îOÔjÎT.-ro'j xoivoivL'a? o'istat eTvat ffûv8T|ij.a.

2. Pératé, p. 141 et s. ; Le Blant, Epigr. chret., p. 27 et s.

Page 1