‹ TertullienChapitre 502 sur 561 · Actes Ap., X, 1 1 et s · texte numérisé non relu

Actes Ap., X, 1 1 et s

2. Actes Ap., XV, 24, ils n'interdisaient que les viandes consacrées aux idoles, celles des bêtes étouffées et le sang.

3. J'insiste sur généralement parce qu'il y eut certainement des exceptions que Tertullien lui-même nous cite dans une intention d'éloge : De cultii fem., II, 9: Quidam ipsam Dei creaturam sibi interdicunt, abstinentes vino et anima-

libus esculentis Cette abstinence et d'ailleurs présentée comme une bonne

chose par l'Apôtre: Rom., XIV, 21 ; Origène aura parfaitement raison de le faire remarquer: C. Celse, VIII, 28.

4. ApoL, 9 : Erubescat error vester Christianis, qui ne animalium quidem sanguinem in epulis esculentis habemus qui propterea suffbcatis quoque et morticinis abstinemus ne quo sanguine contaminemur vel intra viscera sepulto. Denique inter testamenta Christianorum botulos etiam cruore distentos admovelis, certissimi scilicet, illicitum esse pênes illos, per quod exorbitare eos vultis. Il y avait des individus qui achetaient à vil prix les bêtes tuées dans les jeux et s'en nourrissaient : Tertullien les blâme sévèrement parce qu'à son sens, manger de ces animaux, c'est se repaître de sang humain et de chair humaine : asper ille quem cruentavit, coUuctando detersit : cervus ille in gladiatoris sanguine se iactavit. Ipsorum ursorum alvei appetuntur cruditantes adhuc de visceribus humanis. — \'oy. égal. Eus. H. E., V, i, 26, Lettre des Eglises de Vienne et Lyon : une faillie nommée Bibliade, est interrogée; elle répond que les chrétiens ne peuvent manger des enfants, comme le prétendent les sots ignorants, puisqu'il ne leur est pas même permis de manger le sang des bêtes : nû; iv TiaiSia ç^yotîv ol xoioÔTOt, ot; \J.rfik àXôywv ^o'jcov a'jxa saycTv i^ov. — Orig., C. Celse, VIII, 29, se range derrière les prescriptions apostoliques qui interdisaient Ta... ïîûw>.ôOuTa, ?, ta ir^ixxà, t, tô alii^t. — Conc. Gangr., can. II, ap. Mansi, II, p. 1099, renouvelle implicitement l'interdiction, que l'on fait effectivement remonter aux Apôtres : Can. Apost.. LXIl, ap. Mansi, I, p. 42.

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