‹ TertullienChapitre 504 sur 561 · I Cor., X · texte numérisé non relu

I Cor., X

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)vtav T.oôiyzyz • 'XaTpeta yâp èfff. Ôswv vsxpôiv. Je vois une trace certaine des restrictions mosaïques dans les mots 0 Sûvaaai piataTov, restrictions d'ailleurs modifiées et mitigées par le christianisme. C'est là évidemment une des sources du rigorisme chrétien à l'égard des viandes immolées; ce rigorisme était tout à fait selon l'esprit juif et il triompha du libéralisme paulinien.

4. Orig., C. Celse, VIII, 29; Can. Apost., LXII, ap. Mansi, I, p. 42; Const.

.ipost., VII, 21. ^ . . .

5. Clém. Alex., Strom., IV, i5, 97, en commentant S. Paul, insiste surtout sur la nécessité de ne pas causer de scandale, ce qui revient à remettre les hommes intelligents et d'esprit large, à la discrétion des imbéciles timorés. Toutefois, il enjoint aux fidèles d'acheter les marchandises qu'ils trouvent au marché sans faire d'enquête sur leur origine par excès de scrupule [Pedag., II, I, 10). Il est néanmoins clair que Clément lui-même, malgré le soin qu'il met a exposer le pour et le contre et à fixer les nuances, est hostile aux viandes consacrées par scrupule de conscience et haine des démons : Pedag., II, 1,8.— Orig., C. Celse, VIII, 29, se prononce contre l'usage de ces viandes au nom de la tradition apostolique. — Augu.st., De haeres., 5, rapporte le fait d'en manger sans diflîculté comme un des traits caractéristiques de la secte des Nicolaites. Pratiquement [Ep., II, 47> 4 et 6), il estime qu'il n'y a pas lieu d'exagérer et qu'il faut bien se dire que, lorsqu'on ne sait pas, il ny a pas pèche ; si on allait trop loin, on finirait par prétendre que l'Apôtre a eu tort de manger

En dehors même de cette interdiction des viandes consacrées, en dehors des prescriptions relatives au jeûne, il reste entendu que le chrétien doit fuir les mets trop recherchés, et prendre garde au vin ' ; car deux vices sont au bout des excès de la table : la gourmandise" et l'ivrognerie ■'. Tout nous montre que l'un et l'autre, se rattachant à la fois aux plus bas instincts de la nature humaine et aux habitudes relâchées du siècle '', sévissaient dans la société chrétienne. Tertullien les prête aux orthodoxes, aux psychiques comme il dit ^ ; Clément d'Alexandrie gémit sur la déviation des agapes *^; S. Cyprien met ses ouailles en garde contre les vices de la gourmandise \ et on voit chez S. Augustin que les cérémonies funèbres elles-mêmes n'allaient pas sans excès de bouche \ Tous prêchent la sobriété " et s'efforcent d'établir qu'il y a des incon-

dans Athènes parce que c'était une ville consacrée à Minerve; quand on est sûr, mieux vaut repousser la nourriture idolâtrique, même si on a faim.

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