II. — ADDENDA
1. Ce livre était presque complètement imprimé quand a paru le
premier volume d'un grand ouvrage de M. Paul Monceaux sur la littérature chrétienne d'Afrique. (P. Monceaux, Histoire littéraire de V Afrique chrétienne, depuis les origines jusqu'à l'invasion arabe, t. I, Tertullien et les origines, Paris, Leroux, 1901). Je regrette de n'avoir point connu cette excellente étude assez tôt pour en tirer profit, mais il était nécessaire de la signaler, car elle complète le présent travail sur plus d'un point et donne de précieuses indications sur le milieu dans lequel a vécu Tertullien.
2. P. 225, n, I, compléter comme il suit l'indication bibliogra-
phique initiale : Decharme, Mythologie de la Grèce antique, Paris, 1886, 2^ éd.
P. 253, n. 9, compléter : Vie des Pères, des Martyrs et des autres principaux Saints... ouvrage traduit librement de V anglais d'Alban Butler, par l'abbé Godescard...., nouvelle édition, Versailles, 181 1, i3 vol.
P. 294, n. 4, compléter : Bréhier, Le schisme oriental du y.i" siècle, Paris, 1899.
I. De civ. Dei, VIII, 27 : nec tamen nos eisdem martyribus templa saccrdotia, sacra et sacrificia constituimus : quoniam non ipsi, sed Deus eorum nobis est Deus. Evidemment de fâcheuses confusions étaient dès lors à craindre et S. Augustin insiste pour qu'on garde la mesure dans les honneurs justement rendus à des hommes qui ont combattu pour la vérité; les meilleurs chrétiens, dit-il, renoncent à l'usage de porter des victuailles au tombeau des martyrs, même en les remportant, ainsi que font ceux qui tiennent encore à la coutnme — ainsi qu'ils devraient faire, serait plus juste, si nous en croyons S. Paul de Noie, Poema XXVII, vers 558 et s. — Sur les exagérations et les imprudences du culte des saints, voyez d'ailleurs Greg. Tur., De gloria confess., XVII;XV11I ; LX, etc. ; de bonne heure, certains chrétiens s'en effrayèrent et, pour supprimer les excès, entreprirent de supprimer leur prétexte ; dès le iv- siècle, l'Eglise fut obligée de protéger le culte des saints, sérieusement menacé : le concile de Gangres, Can. XX, ap. Mansi II, p.i io3-i 104, prononce l'anathème contre ceux qui l'attaquent.
Les chiffres se rapportent aux pages.
Introduction, i-xiii.
Index bibliographique, xv-xxiv.