‹ TertullienChapitre 22 sur 53 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

Msifialogie.

VIRGINITÉ post partum.

Quand Helvidius rejeta la virginité perpétuelle de Marie, il voulut mettre sa doctrine sous le patronage de TertuUien et il affirma que le célèbre docteur de Carthage avait attribué des enfants à Marie, après la naissance du Sauveur. Il avait manifestement en vue ces textes du Voile des Vierges et de la Monogamie que nous avons rencontrés : Viru7n passant ; — Semelnnptura posi partum ( i). vSaint Jérôme qui, dans son livre De la Virginité perpétuelle de Marie, réfuta toutes les autres assertions du contempteur de la Sainte Vierge, laissa passer celle-là et se borna à répondre que TertuUien n'appartenait pas à l'Eglise (2). L'illustre solitaire de Bethléein croyait donc que TertuUien avait méconnu la virginité perpétuelle de la Mère du Sauveur. Enhardi par l'attitude de saint Jérôme, Pamélius renonça, bien qu'à regret, à défendre l'orthodoxie des deux textes qu'on vient de lire (3). En revanche, Petau déclara que la formule Nuptiira post partum pouvait, dans la langue propre à l'auteur de la Monogamie , désigner simplement l'enfantement du Sauveur. Il conclut donc — sans discuter le texte Virum passam qu'il parait avoir ignoré — que le sentiment de saint Jérôme n'était pas suffisamment prouvé et qu'on ne devait pas se hâter de suspecter sur ce point l'orthodoxie

(i) Voir plus haut, p. 188, 199.

(2) Adv. Helvidium, 17.

(3) Paradoxa Terttilliaui, 23 ; dans Migne, i. 199.

de TertuUien ( i;. Les théologiens se sont généralement tenus en dehors de ce problème de patristique. Ceux qui, par exception, l'ont abordé, sont restés fidèles au mot d'ordre donné par l'auteur des Dogmes théologiques. Ils disent donc que l'expression Niiptiira post parttim — la seule qui soit mentionnée — est susceptible d'un bon sens (2),

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