DB L OPTIMISME RELIGIEUX
Ce n'est pas sans témérité que je ressuscite le vieux moi d'optimisme; qui n'a jamais été plus décrié^ plus anathématisé que depuis les jours où nous avons vu se réaliser plus de bien que n'osaient s'en promettre nos pères dans leurs plus
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présomptueuses espérances. Les chagrins . artifi^ ciels sont à la mode; ils aiment surtout à planer sur les jeunes fronts.
Il pourra se mêler un peu de vague et de caprice à mes méditations ; on me permettra cet abandon , et peut-être même quelque teinte poétique : j'écris sous l'inspiration du bonheur conjugal ^ du bonheur de famille, près des bords charmants de la Saône , et près de Lamartine. Ma témérité ira encore plus loin, car j'insérerai dans cet ouvrage plusieurs discours en vers, enfants de ma vieillesse et de ma retraite. Us feront diversion au ton dogmatique où la philosophie , quelque humble qu'elle soit, se laisse facilement entraîner. Us sont d'ailleurs des compléments naturels des idées que je puis exprimer dans des chapitres où j'aurais voulu que le sentiment servit toujours d'escorte à la raison.
Je suis perdu si je ne justifie d'abord ce mot di optimisme y qui sonne si mal aux oreilles de nos mécontents politiques , lorsqu'eux-mémes se forment pour l'avenir un optimisme à leur manière, auquel j'ai peu de foi.
L'optimisme, tel que je l'entends , est un mol assez moderne appliqué à un système très-ancien :