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LA PHILOSOPHIE DANS LE GRAND SIÈCLE

J'eWrb enfin dans le grand siècle de la philo** Sophie et je le vois contemporain du plus beau siècle de la religion , des sciences y des lettres et des beaux arts. La lumière me frappe de tous cdtës ; mais elle est aussi douce que majestueuse. C'est un6 harmonie qui aemble rappeler celle de l'univers. Les grands astres de la civilisation nourelle suivent un cours régulier et décrivent leurs orbiteis sans se livrer de choc. C'est que jamais leur apparition simultanée n'avait été mieux préparée par le long travail de la société sur elle-méiaie.

Ce grand xvii^ siècle , je me garderai bien de le placer sous Tinvocation de Liouis XIV, quelque imposante que soit la figure de ce monarque. Je ne voudrais pas non plus en faire un titre de gloire e:8:clusif pour ma patrie ^ quoiqu'elle y joue le rôle le pilus éclatant. Elle a recueilli le magnifique héritage de l'Italie et s'est encore enrichie auprès de l'Espagne. Le Dante ^ le Tasse et l'Ârioste se présentent avec leurs grands poëmes , comme pour présider à cet essor poétique qui va successivement emporter toutes les nations européennes. Voici le moment où chacun apprend et perfectionne l'usage des grands instruments de civilisation accordés par la Providence. Un double sentiment d'ordre et de grandeur vient partout animer le génie. Les préjugés ne sont point vaincus; on ne leur fait

même qu'une guerre timide , mais on les adoucit ; kl passion da beau est le premier mobile.

Dès les premières années de ce siècle et lors même qu'il est encore agité par les longues calamités de la guerre de traite ans , il se montre déjà plein de sève et de vigueur. S'agit-il de sciences? Bacon a déjà indiqué la . route qu'elles doivent suivre » et leur a prescrit de se soumettre au frein de l'expérience et de l'observation qui centuplera leurs forces. Galilée a paru et confirmé par une

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