‹ TestamentChapitre 25 sur 42 · I. 'iO · texte numérisé non relu

I. 'iO

près de Genève ^ que commença son règne absolu sur l'opinion. La propagande dont il était le chef se trouvait toute formée. Les philosophes fourmillaient à la cour^ dans les garnisons, les boudoirs; ils peuplaient les académies et les ateliers savants du Dictionnaire encyclopédique. Le héros du temps ^ le victorieux Frédéric, se déclarait hautement leur prosélyte, sous la condition de les égiatigner suivant son bon plaisir. Dangereux adorateur de Voltaire, il oubliait la prison de Francfort que celui-ci n'oubliait pas. Catherine II cherchait auprès de Fauteur de Sémiramis l'absolution du meurtre de son époux : elle était avec lui en commerce d'encens. L'adroite souveraine, en lui parlant de tolérance , le rendait imprudent auxiliaire de ses vues cupides pour le partage de la Pologne , et savait l'animer à la conquête de Bysance^ en caressant son imagination par la perspective de faire renaître la civilisation et la gloire de la Grèce , comme s'il était au pouvoir d'une femme coupable et despote de faire renaître des Âristides, des Socrates, des Sophocles et des Thucydides.

Les maîtresses de Louis XV avaient pour tradition de flatter et de protéger eu secret Voltaire, qui en faisait des Agnès Sorel. 11 y en eut même

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