‹ Testament d'Auguste ComteChapitre 15 sur 112 · TRANSITION FINALE · texte numérisé non relu

TRANSITION FINALE

Octobre. — Epaiiclirmi-ni tolal. Cheminons appuyés l'un sur l'autre, mon cher philosophe; laissons le temps nous guider et nous faire (Sa lettre du 4 Octobre).

Vos lettres me font toujours du plaisir et du bien... Adieu, cher homme, aimez-moi. et soyez sur que je vous le rends bien (Sa lettre du 18 Octobre).

Il faut à notre espèce, plus qu'aux autres, des devoirs pour faire des sentiments (Sa lettre du 2o Octobre).

Voilà ce que je comprends le mieux du dix neuvième siècle : c'est la tendance universelle des êtres vers la raison toute simple. En voyant les plus modestes intelligences participer naturellement et sans efforts à toutes les clartés obtenues, je sens chaque jour davantage que la science a seulement l)esoin de résider au sommet des sociétés pour les enrichir tout entières : et. ma foi, je me console de n'être pas initiée aux merveilles du carré de l'hypothénuse (Sa lettre du 30 Octobre).

Novembre. — Abandon sdns rcscrrc S'il vous fallait ne m'aimer qu'un quart d'heure par jour pour votre repos, je souhaiterais, de tout mon cœur, que la chose eût lieu demain (Sa lettre du 2 Novembre).

Je me chauffe et je me vêtis en femme délicate, grâce à vous (Sa lettre du S Novembre).

A vous, en retoui'. la pensée si douce d'avoir ranimé un être anéanti, d'avoir versé du baume dans un cœur ulcéré (Sa lettie du 9 Novembre) !

Que ne suis-je sûre de vous rendre heureux pai- des liens plus intimes î je n'hésiterais pas àlesformer(Salettredu ISNovembrei.

'Vous êtes le meilleur des hommes ; vous avez été pour moi

un ami incomparable ; et je m'iionore. autant que je me tiens heureuse de votre attachement (Sa lettre du 23 Novembre).

C'est donc uniquement à vous, ma Clotilde. que je devrai de ne pas quitter la vie sans avoir dignement éprouvé les meilleures émotions de la nature humaine (Ma lettre du 24 Novembre).

DÉCKMBRF,. — F(imilUn-ilé rojitiinir. Rallions-nous habituellement, ma Lucie, à ces sublimes conceptions, qui rattachent directement notre aiîection mutuelle à Tensemble de l'évolution humaine (Ma lettre du 9 Décembre).

Comptez sur l'atlachemonl le plus tendre que je puisse éprouver... J'ai pour vous aujouid'hui plus que le cœur d'une parente... il faut ne pouvoii- i)as vous rendie heuieux pour ne pas le faire... Hucl (|ue soit notie soit, j'espère que la mort seule rompra le lien fondé sui- mon aiîection. mon estime et mon respect (Sa lettre du 10 Décembre).

Cette incomparable année a fait suigir en moi le seul amour, à la fois pur et profond, que compoitàl ma destinée. L'excellence de l'être adoré peimet à ma matuiité, mieux traitée que ma jeunesse, d'entrevoir, dans toute sa plénitude, le vj-ai bonheur humain (Ma lettre du 2(î Décembre).

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