ÉTAT NORMAL
(IMAGKS SI'KCIALKS KT FIXES.)
.Ianvikr. — hitimilé complète. Vous avez le cœur d'un chevalier, mon excellent philosophe (Sa lettre du 18 .Janvier).
Nous avons tous encore un pied en l'air sur le seuil de la vérité... Je ne peux puiser ma morale que dans mon cœur, et l'édi fier que sur le pur sentiment. C'est assez le lot d'une femme, au reste. Elle gagne à marcher modestement derrière le convoi des novateurs, dût-elle y perdre un peu de son élan... Si j'étais un homme, vous auriez en moi un disciple enthousiaste : je vous en olTre, en indemnité, une sincèie admiratrice (Sa lettre du lo Janviei-).
Votre noble ascendant a profondément lié l'essor habituel de mes plus hautes pensées à celui de mes plus tendres sentiments. Ne soyez donc pas surprise que je veuille secrètement inaugurer
ce seizième service annuel par un souvenii- spécial ile ma bicnaimée. Cette courte eiîusion doit me piépaiei- mieux au ministère que je vais remplir, en faisant spontanément piévaloii- la disposition d'àme la plus favorable à mon office philosophique (Ma lettre du 25 Janvier).
FÉVRIER. — l*ti)'fait(' identité. Votre cœur est le sanctuaire où je dépose tout ce qui constitue ma vie : les petits comme les grands événements, tout vous en est connu ; et vous savez que je n'ai encore fait de mal qu'à moi (Sa lettre du 12 Février).
Dans mes heures de souffrance, votre image plane toujours devant moi (Sa lettre du 23 Février).
Les âmes ardentes et scrupuleuses renconfrent liien des (iolgotha dans ce monde; mais, du moins, elles échappent souvent aux regrets comme aux remords (Sa lettre du 24 Février).
Mars. — inion définitive. Les méchants ont souvent plus besoin de pitié que les bons (Sa lettre du 2 Mars).
J'ai beaucoup de choses amicales à vous dire. Il faut ([ue je cesse poui- aujourd'hui. Recevez l'éternelle assuianee de ma tendresse (Fin de sa 86^' et dernière lettre, du 8 Mars 1841)).
Pour devenir un parfait philosophe, il me manquait surtout une passion, à la fois profonde et pure, qui me fît assez apprécier la partie affective de la nature humaine (Ma lettre du I I Mars).
Au milieu des plus graves tourments qui puissent jamais résulter de l'affection, je n'ai pas cessé de sentir que l'essentiel pour le bonheui- c'est toujours d'avoii- le coMir dignenient lenipli (Ma llo"^'^' et dernière lettre, des 18 et 20 Mars I84()).
Vous me donnerez une boucle de vos cheveux (Son cllusion verbale du 20 Mars).
Vous m'avez aujourd'hui fait profondéintMit sentir le prix de notre noble pureté. (|ui nous a permis, devant votre mère, de tenir tentirement votre main dans les miennes, pendant (|ue jccontcni plais Tangélique physionomie dont l'altération passagère rend l)lus touchante la suave beaulé (h'in de ma dernière letlrel.
Je n'ai pas de beauté, j'ai seulement un peu (rexpressi(Mi (Son effusion verbale du 2.2, Mars).