‹ Testament d'Auguste ComteChapitre 54 sur 112 · CINQUANTE-UNIÈME LETTRE · texte numérisé non relu

CINQUANTE-UNIÈME LETTRE

Samedi soir 13 Septembre 1845.

Je sens combien je vous aime de cœur en vous voyant souffrir. Ne m'en veuillez donc pas, mon digne ami : je vous fais la part la plus belle qu'on puisse faire à un homme ; le reste ne dépend pas de moi.

Soignez-vous par tous moyens. Quoique la vie me semble une chose plus redoutable que belle, je m'y cramponne de mon côté; et je m'exerce à la mettre le plus possible en relief. Les efforts deviennent peut-être un besoin quand on en a contracté l'habitude.

Je n'ai que le temps de vous dire ce bonjour.

A vous d'affection,

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