SOIXANTIÈME LETTRE
Samedi matin 27 Seplembre 1845.
J'ai à vous remercier de bien des choses, mon digne ami ; et en particulier toujours de votre affectueux attachement. J'aurai la confiance d'y recourir quand j'en éprouverai le besoin ; votre manière d'obliger est sœur de ma manière de sentir, et je ne craindrai jamais de conflit entre elles deux. M. M.... aurait il fait quelque paquet au sujet de la lettre du 3 Juin ? Je regretterais beaucoup que ma bonne grâce envers lui n'ait pas suffi ; il y avait un peu de malice dans ses dernières poignées de main. Il faut absolument que Willelmine paie de sa personne. Vos notes sur elle sont parfaitement justes, et correspondent aux corrections en projet que j'imaginais. Mon voyage va me faire tort à l'endroit de l'avancement; mais peut-être rapporterai-je une provision de forces. Je vous donnerai une fois de mes nouvelles, et je m'arrangerai pour être des vôtres Vendredi.
Adieu, mon très cher ami ; portez- vous bien, et comptez sur mes sympathies comme sur mon affection .
Clotilde de V.