‹ Testament Olographie et Testament MystiqueChapitre 37 sur 41 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Au début de cette étude, nous tenions à justifier l’examen que nous voulions faire du testament olographe et du testament mystique, en remarquant que ces deux formes de tester, en apparence si éloignées, pouvaient, dans certains cas, se confondre l’une dans l’autre. La théorie de la conversion du testament mystique nous a révélé, en effet, un des aspects les plus intéressants de ce conflit si fréquent, en matière d’actes juridiques solennels, où la volonté réussit parfois à l’emporter sur des formes rigoureuses, qu’elle n’a pas toujours strictement observées. Mais ce n’est pas tout. Le fait que cette théorie vient de revêtir une tournure légale, à la faveur d’une proposition de loi récente, est riche de conséquences pratiques. Il conduira vraisemblablement les testateurs à se faire du testament mystique une conception plus large et plus réaliste. Il n’est pas douteux, en effet, que le testament olographe, si commode à certains égards, puisque le testateur y est son seul maître, comporte de réels dangers d’altération, sans compter les risques de soustractions frauduleuses (*). Le testament mystique, dont les règles de forme tendent à être simplifiées et qui surtout pourra valoir, au vu et au su de tout le monde, comme testament olographe, dans le cas où l’une de ses formalités aurait été inexac-

tement accomplie, constituera désormais, dans l’esprit des tes-

() V. Paul Bourget, Un Drame dans le Monde.

tateurs, une forme de tester réunissant à la fois les commodités du testament olographe et les avantages qui lui appartenaient déjà en propre. Il est donc à prévoir que le téstament olographe et le testament mystique marcheront souvent de pair. Aussi, n'était-il, peut-être, pas inopportun de ranger leur étude sous un même titre et de les envisager en quelque sorte sur le même plan, puisque le testament mystique constituera souvent une : variante du testament olographe et qu'ainsi ces deux formes de testaments sont appelées à se prêter un mutuel et très profi-

table appui.

Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de la thèse, L. DUGUIT. J. BONNECASE.

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