‹ Testament philosophique et litteraireChapitre 13 sur 21 · PHILOSOPHIE DC XYIU' SIÈCLE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE DC XYIU' SIÈCLE

poser h l'ombre des lois , ou ne plus s'agiter que sous leur égide qui s'interpose entre des combattants trop acharnés. Ce que nous avons à constituer aujourd'hui, c est le respect et l'amour des lois, h le faire entrer dans nos moeurs nouvelles. L'édifice , tel qu'il est , a plus besoin de recevoir du ciment que des ailes nouvelles. La perfectibilité des lois ne peut dépendre que de celle des moeurs. Tant que les unes marchent en sens inverse des autres, elles sont détestables, eussentelles été rédigées dans un conseil de sages. Il ne faut pas que les générations se piquent successivement de la belle émulation de s'immoler pour les générations futures.

Idées de félicité générale que l'on se formait avant la révolution. — Influence merveilleuse que l'on attribuait aux lumières du siècle. — La philosophie qui régnait n'était point assez élevée. — Considérations sur les mœurs de cette époque. — Réponse à des censures exagérées. — Divers entretiens de M. de Malesherbes , de M. de Saint- Lambert et du marquis de Condorcet , qui peignent cette époque sous deux faces différentes.

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