‹ Testament poétiqueChapitre 12 sur 112 · PREFACE XIII · texte numérisé non relu

PREFACE XIII

Il se croyait perdu. Il se dépensait en travaux sans suite. Pourtant la composition d'un Faust en deux mille vers, de valeur un peu inégale, mais dont un grand nombre sont de premier ordre, poème tiré des deux Faust et des Paralipomènes de Gœlhe, lui rendit confiance en lui-même. L'année d'études fortes et sérieuses consacrée à ce poème n'avait pas été perdue pour son talent.

Il produisit alors deux romans : une nouvelle villageoise, Mandine, dans la manière de George Sand, qui parut dans le Temps, et le Petit César, publié dans la République française, où il mettait en opposition le démocrate autoritaire de la génération présente et le républicain sentimental de 1848, dont il emprunta le type au souvenir de son père.

Cependant son nom , sans être ignoré , ne retentissait pas comme il le méritait. Le superbe élan de cette âme généreuse serait-il donc perdu ? Les efforts désespérés d'amis dévoués le secondaient en vain. L'excellent Goquelin semblait s'y briser bec et ongles. Delair vieillissait et, sans qu'il pût en trouver la cause, chaque matin se sentait plus affaibli.

Il perdit un enfant, puis sa mère ; d'autres

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