XIV PRÉFACE
chagrins domestiques l'assaillirent. Pour comble, la maladie insidieuse et implacable qui le minait sourdement depuis quelques années, la phtisie, l'abattit. Il n'en devait mourir que six ans plus tard. Cette première crise, qui annonçait le début de la seconde période, dura trois mois. Pendant le premier il lut Dumas père, dont l'œuvre alerte et saine est peut-être la plus propre à conjurer les pensées funèbres. Puisr croyant sentir approcher la mort, comme s'il voulait la braver ou s'étourdir, il écrivit, pendant les deux autres mois, une farce, et quelle farc§ ! la Mégère apprivoisée !
Il se releva; mais il savait ses jours comptés, et revint hâtivement à ses anciens projets. S'il ne pouvait espérer de reconstituer la chevalerie en drames, au moins essaierait-il de la mettre en récits ; il commença les Chansons Épiques. Avec quelle joie intense il se replongea dans ces vieux poèmes ! Comme il les reîut pieusement ces Gestes où son patriotisme enthousiaste s'enivrait du génie de la France ancienne, de son héroïsme naïvement célébré.
Avec ce détachement des choses terrestres qui souvent accompagne la dissolution des forces