XVIII PREFACE
Le prologue que le poète m'a l'ait l'honneur ..de me dédier a excité l'admiration : c'est que la pensée en est haute et l'allure superbe.
Il renoua son intime entretien interrompu avec son vieux maître Shakespeare et de cette mutuelle pénétration sortirent six tableaux d'un comique énorme sur Falstaff. Il lui fallait décidément la menace de la mort pour lui rendre le rire. "Cette œuvre lui coûta deux mois de travail (mars et avril 1893). Très fier de son regain d'énergie il arrêta le sujet d'un drame qui obsédait son cerveau, et commença le Miracle de ^Impératrice . Il écrivit d'un trait le scénario et le premier acte.
Tout à coup il fit une grave rechute, rendue irrémédiable par le chagrin de la mort de son frère. Il parut, cette fois, terrassé. Il n'était plus qu'une ruine soutenue par la volonté. Il ramassait ses forces et, comme il sentait qu'il ne pourrait achever le Miracle, il acheva du moins les Chansons épiques, et composa quatre cents vers sur « le Charroi de Nismes », la colère de Guillaume (septembre).
C'est alors qu'il dut s'arrêter. Ne pouvant plus écrire, il voulut lire encore quelque temps.