‹ Testament poétiqueChapitre 5 sur 112 · PRÉFACE V · texte numérisé non relu

PRÉFACE V

Gallois ; il était épris de ces légendes bretonnes, où puisa Wagner. Il étudiait concurremment les sciences, car son père, peu aisé, le destinait à une carrière plus sûre que celle des lettres. De là un partage et un conflit de travaux très fatigants : il fit une grave maladie. Quand il s'en releva, les affaires de la famille avaient mal tourné ; elle était devenue trop pauvre pour qu'il pût continuer ses études. Il sortit du collège Chaptal où il les avait entreprises et entra dans le commerce ; mais il avait toujours quelque chefd'œuvre dans sa poche et, entre deux visites de clients, il relisait YOrestie.

Après un court séjour dans un magasin de porcelaines et de cristaux, il tint la caisse pendant dix-huit ans de 1862 à 1880 aux cristalleries de Saint-Louis, rue de Paradis.

Il ne souffrit pas autant qu'on serait tenté de le croire de ses nouvelles occupations. Par volonté il s'y adapta vite et, grâce au fond gaulois de son caractère, il se plut bientôt dans ce milieu populaire. Les humbles l'ont toujours attiré ; quand il n'était pas souffrant, il partageait leur gaîté saine. Il était par nature très bon vivant; le sort devait l'assombrir.

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