BUCHER
Sur l'immense bûcher bâti de ses richesses Le Roi vaincu s'étend pour le divin sommeil. Il s'achève, tranquille, ainsi que le soleil, Ayant connu la gloire et la fin des sagesses.
"Autour de lui, le sein hanté de ses caresses Et des fards préférés peintes jusqu'à l'orteil Ses femmes, tour à tour, sous le couteau vermeil, S'inclinent, à la fois victimes et prêtresses.
Une jalouse extase en leur regard s'endort. Toutes pour le charmer par la plus belle mort Choisissent en tombant des poses amoureuses.
Mais lui, loin de la terre et de ses pâles fleurs Ne daigne plus baisser la tête et cherche ailleurs De plus hautes amours, des formes plus heureuses.