‹ Testament poétiqueChapitre 78 sur 112 · L'ENVERS DE LA SÉKÉXADE · texte numérisé non relu

L'ENVERS DE LA SÉKÉXADE

Que j'aime, la nuit, quand tout dort, Tout à coup réveillée, entendre Une voix mâle, d'un air tendre Qui chante qu'on m'aime à la mort !

Que j'aime à la fenêtre entendre

Les soupirants se quereller

Et subitement se mêler

Aux chansons les cris de l'esclandre !

Voilà le concert achevé!

A présent sifflent les rapières...

L'éperon fait sonner les pierres Et le feu jaillit du pavé !

Mais le guet vient, bonté suprême !

Je frissonne sous le rideau ; On en porte un dans son manteau :

Àh ! s'il survit, c'est lui que j'aime l

Ma mère, comme à mon berceau, Vient pieds nus voir si je repose ; A travers ma paupière close Danse tout rouge le flambeau

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