‹ Testament poétiqueChapitre 9 sur 112 · X PREFACE · texte numérisé non relu

X PREFACE

vécu la vie du peuple. Il demeurait hanté par récho de toutes les souffrances et tourmenté par une foule de sujets de drame intime et domestique. Mais il fallait en faire des pièces et le temps lui manquait. — ci Faites-en des récits, » lui dit Coquelin ; et c'est ainsi qu'il écrivit les Contes d'à présent. Au fur et à mesure qu'ils étaient composés, l'artiste les disait avec beaucoup de succès à la salle des Capucines. J'aurai à signaler la versification particulière de ces simples récits.

Après sept ans d'attente, le 8 juillet 1880, Garin fut enfin représenté ! La pièce, Tliversement accueillie, très louée par certains critiques, par Yitu entre autres qui, neuf ans plus tard, la rappelait dans un de ses feuilletons, ne put franchir tout un été torride. Malgré de rassurantes consolations de Victor "Hugo, Delair se découragea.

La cause du drame national, du drame historique ne devait-elle pas lui sembler perdue? En 1880, en plein triomphe du naturalisme, à quoi bon s'y entêter ? Il ne renonça pas, certes, au travail, mais, à tort peut-être, il abandonna ses premiers projets. Il écrivit alors Lazàrine, pièce

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