LE REPOS DL PAUVRE
On a fermé ses yeux. C'est un pauvre homme mort.
L'étroit logis est teint des lueurs sépulcrales
De l'hiver, et de deux chandelles inégales
Qui brûlent près d'un brin de buis bénit. Il dort.
Lisez comme on l'aimait sur ces figures pâles ; Hors cet amour, il n'a rien obtenu du sort. Il expira tout bas, mettant l'extrême effort Pour n'affliger personne, à retenir ses râles.
Si maigre, on eût dit presque un enfant qui pàtit. Et l'on se prend à dire encor : pauvre petit ! Ayant souffert la vie en grande patience,
Il incline à la mort un doux front résigné. Après le long travail, voici qu'il a gagné Le salaire du pauvre : il repose... Silence !