XXVIII INTRODUCTION
Le lecteur peut maintenant peser les prohabilités et se décider lui-même ; je lui ai donné les raisons pour et contre. Avec un esprit aussi bouillant et aussi variable, Vabbé de Chèvremont peut , malgré tout, avoir eu, par exception, une heure heureuse oîi il s''est tenu et condensé, et, le Testament fût-il en entier de lui, il faudrait toujours le tenir pour un morceau digne de rester en lumière. Mais en même temps il ne faut pas oublier Vopinion de Vauteur de l'Allemagne menacée :
« Il n'avoit ni assez de génie ni assez de connoissance « pour écrire un pareil ouvrage. >>
Pour moi, et jusqu^à preuve décisive dans un sens ou dans Vautre, je m'en tiendrais à ces conclusions :
Le Testament politique, « s^il n'' est pas du prince dont il porte le nom, » n''est ni du cardinal de Furstemberg ni de M. de Straatman, Chèvremont, son éditeur certain, parait Vauteur plus que Varrangeur des Instructions sur les négociations étrangères. Enfin, il est possible d'admettre que, d'une façon ou d'autre, la première partie vienne du duc de Lorraine.
Seulement, pour affirmer d'une manière absolue, je ne serais pas fdché d'avoir » plus de lumière encore », et, en particulier, Vavis de M. d'Arneth, m'' engageant par avance à y souscrire aveuglément, et, s'il me condamnait, à me garder de lui répondre.
Anatole de Montaiglon.
Lille, 27 août 1866.
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