‹ Tétanos BulbaireChapitre 11 sur 29 · TRE EUR · texte numérisé non relu

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plicalion qu'on en veuille donner, on ne saurait nier,

cliniquement, étant donné un cas de tétanos, qu'il y a prédominance de symptômes bulbaires ou prédominance

. de symptômes médullaires : ce qui m'a fait supposer que le poison tétanigène exerçait d’abord spécialement son. action sur la moelle ou sur le bulbe, Cette action ne reste :

pas longlemps ainsi localisée ; elle s'étend progressive-

ment aux deux centres nerveux, restant toutefois plus

intense au point où elle s’est primitivement exercée ; ce

qui explique que dans tout tétanos il y a ARE

de symptômes bulbaires ou médullaires.

D'autre part, je pense que le poison télanigène peut n’agir exclusivement que sur la moelle ou le bulbe : on comprend alors pourquoi il peut y avoir Létanos avec symptômes purement bulhaires ou tétanos avec symptômes exclusivement médullaires. | ;

D'après ceci, il me semble que tout en restant fidèle à

cette supposition que, le tétanos est un de sa nature, on

praneit le diviser en deux grandes classes :

a) Tétanos-médullaire.

Pour qu’il y ait tétanos bulbaire ou tétanos médullaire il n’est pas nécessaire qu'il n’y ait que des symptômes d’excilation bulbaire à lexclusion de tout symptôme médullaire, ou réciproquement ; il suffit qu'il ÿ ait simplement prédominance des symptômes bulbaires sur les symptômes médullaires, ou vice versa. :

Du tétanos médullaire, je ne dirai rien.

Quant au tétanos bulbaire, il a pour signes principaux :

le trismus, les troubles dysphagiques el quelquefois

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hydrophobiques, les troubles respiratoires et la paralysie faciale. Commesymptômes accessoires il présente les contractures musculaires plus ou moins étendues qu'on a coutume d'observer dans le tétanos.

Parmi les symptômes principaux, {ous n’ont pas la même fréquence, ni la même importance. Le trismus, la dysphagie, les troubles respiratoires sont pour ainsi dire constants. Leur intensite est variable pour chaque cas particulier : c’est ainsi qu'on peut observer des troubles dysphagiques très prononcés avec un trismus et des troubles respiratoires peu accentués; ou bien au contraire, on observera surtout des troubles respiratoires et du trismus ; ce qui a fait décrire plusieurs variétés dont la plus connue est la forme dysphagique bien étudiée par M. le professeur Verneuil. L’hydrophobie et la paralysie faciale sont plus rares et d'importance secondaire. |

Ces données posées, on concevra que l'expression télanos bulbaire ait un sens plus large que celle-ci : tétanos céphalique ; et, par suite, qu’il ne soit pas nécessaire de la faire suivre d’un qualificatif quelconque puisqu'elle les comprend tous.

Dan

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