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plicalion qu'on en veuille donner, on ne saurait nier,
cliniquement, étant donné un cas de tétanos, qu'il y a prédominance de symptômes bulbaires ou prédominance
. de symptômes médullaires : ce qui m'a fait supposer que le poison tétanigène exerçait d’abord spécialement son. action sur la moelle ou sur le bulbe, Cette action ne reste :
pas longlemps ainsi localisée ; elle s'étend progressive-
ment aux deux centres nerveux, restant toutefois plus
intense au point où elle s’est primitivement exercée ; ce
qui explique que dans tout tétanos il y a ARE
de symptômes bulbaires ou médullaires.
D'autre part, je pense que le poison télanigène peut n’agir exclusivement que sur la moelle ou le bulbe : on comprend alors pourquoi il peut y avoir Létanos avec symptômes purement bulhaires ou tétanos avec symptômes exclusivement médullaires. | ;
D'après ceci, il me semble que tout en restant fidèle à
cette supposition que, le tétanos est un de sa nature, on
praneit le diviser en deux grandes classes :
a) Tétanos-médullaire.
Pour qu’il y ait tétanos bulbaire ou tétanos médullaire il n’est pas nécessaire qu'il n’y ait que des symptômes d’excilation bulbaire à lexclusion de tout symptôme médullaire, ou réciproquement ; il suffit qu'il ÿ ait simplement prédominance des symptômes bulbaires sur les symptômes médullaires, ou vice versa. :
Du tétanos médullaire, je ne dirai rien.
Quant au tétanos bulbaire, il a pour signes principaux :
le trismus, les troubles dysphagiques el quelquefois
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hydrophobiques, les troubles respiratoires et la paralysie faciale. Commesymptômes accessoires il présente les contractures musculaires plus ou moins étendues qu'on a coutume d'observer dans le tétanos.
Parmi les symptômes principaux, {ous n’ont pas la même fréquence, ni la même importance. Le trismus, la dysphagie, les troubles respiratoires sont pour ainsi dire constants. Leur intensite est variable pour chaque cas particulier : c’est ainsi qu'on peut observer des troubles dysphagiques très prononcés avec un trismus et des troubles respiratoires peu accentués; ou bien au contraire, on observera surtout des troubles respiratoires et du trismus ; ce qui a fait décrire plusieurs variétés dont la plus connue est la forme dysphagique bien étudiée par M. le professeur Verneuil. L’hydrophobie et la paralysie faciale sont plus rares et d'importance secondaire. |
Ces données posées, on concevra que l'expression télanos bulbaire ait un sens plus large que celle-ci : tétanos céphalique ; et, par suite, qu’il ne soit pas nécessaire de la faire suivre d’un qualificatif quelconque puisqu'elle les comprend tous.
Dan