I. — Historique
L’ histoire du iétancs céphalique remonte à quelques années seulement.
Le professeur Edmond Rose a, F7 premier, en 1870, dans son article sur le tétanos de l'encyclopédie de Pitha et Billroth, donné une description du tétanos céphalique avec paralysie faciale. A l’aide des deux cas qu'il a obser- :. vés et de celui de Pollok resté oublié ; Joan "à lui, il met parfaitement en évidence : -
1° La cause constante de cette variété de tétanos, savoir : l’existence d’une plaie siégeant sur le territoire des 12 paires crâniennes ;
2° La paralysie, rhéomen insolite, Seat du côté de la lésion. Pour lui, elle est de nature périphérique, et. il essaye de l'expliquer par le gonflement du nerf facial à partir de la blessure et sa compression dans le canal de Fallope; mais l’autopsie ne justifie pas ses prévisions :
3° L'intensité des phénomènes asphyxiques :
- 4° Les COR PRAeMRE sp odques du pharynx, amenant la dysphagie s'accompagnant parlois d’ hydrophobie.
À ce propos, on a dit que Rose avait attaché une importance capilale aux phénomènes hydrophobiques. Peut-
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— . être a-t-on exagéré, Je rapporte plus loin les deux obser- __” vations de Rose, telles que | je les ai trouvées dans son 7 2 * “travail. Or, dans la première Je dis : « Le malade ne pou- | vait rien absorber ni retenir sa salive dans la bouche, aussi souffrait-il d’une soif violente : da er nichts hinun- terschlucken und den Spoichel nicht in Munde Zurückbehalten Konnte, so list er am “heftigsten Durst; et plus Le Le Join, la tentative d’avaler : Versuch zum Schlucken, AE : AS 7 provoquait également des crises dysphagiques. Mais, ; re SE nulle part je n’ai trouvé mentionné que la vue ou l'appro- : Ee che d’un liquide quelconque produisit des phénomènes | hydrophobiques qu'il faut bien « se nn d’assimiler aux er bi > | phénomènes dysphagiques. ie ue ape = | Par contre, la paralysie faciale semble A eat : E avoir attiré l'attention de Rose : il insiste sur elle dans sa première observation, davantage encore dans sa seconde, me cette paralysie insolite (ungewôhnlich) l'embarrasse au début pour porter un diagnostic qui ne fut solidement établi que par la marche ultérieure de la maladie. > 2 -Ilest donc singulier que Rose, ou plutôtses successeurs, . aient donné à cette forme bizarre le nom de tétanos ee + Sans doute, c'est faute d’avoir établi une distinction suffisante entre les phénomènes dysphagiques | Rexel les phénomènes hydrophobiques : il ne faut pas oublier A ailleurs que les uns et 1Èe autres peuvent simultané- Æ ment exister. 2h Est-il bien exact que Rose le premier ait attiré l’atten- | ER IT ti0n sur celte forme de tétanos? Car de l’observation de Fu Poliock il ne saurait en être question, puisqu'elle était |. restée complètement oubliée. On le dit, néanmoins je ne 18
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Saurais souscrire entièrement à cetteasserlion. Il est pro-
bable en effet que les cas suivants de Larrey (Mémoires et
campagnes), doivent être rapportés au tétanos céphahique :
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