I. Sergent de 30 ans; chute sur le nez avec légère égra
tignure : 13 jours après, trismus et contractures permanentes des muscles du visage. Phénomènes dysphagiques et hydrophobiques. Mort le 7° jour.
IT: Officier de santé Navailh : blessure de la face avec
fracas des os du nez et d'une partie de l’orbite : tétanos bornéau trismus, spasmes du larynx, dysphagie et hydro
phobie produits lorsqu'on veut le forcer à boire ou par le contact de la sonde. Mort. Rte
. Ainsi qu’on peut le constater, les principaux caractères du tétanos céphalique sont ici nettement indiqués : Plaie de tête; contractures permanentes et localisées au visage, spasmes du larynx, dysphagie et hydrophobie. Mais la paralysie faciale n’est pas indiquée, et sans doute on objectera que ces cas ne doivent pas figurer parmi les observations de tétanos céphalique. Soit, mais que dire
de l'observation suivante ? Je cite Larrey : commentant -
un cas de tétanos ordinaire avec paralysie de la moitié du corps, il dit : « la paralysie seule est restée. J'ajouterai seulement l’observation d’un officier de chevau-légers chez qui cel accident fut produit par plaie de tête. Dans une charge de cavalerie, M. Markeski, lieutenant, reçut un coup de lance sur le côté droit du front. L'une des branches nerveuses du sourcilier avait été éraillée par le
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côté tranchant de la lance. Les neufs premiers jours se passèrent sans accidents, et l’on avait considéré cette plaie comme simple. Mais dans la nuit du 9 au 10° jour, le
Are tétanos se déclara avec des mouvements convulsifs de la
paupière de l'œil correspondant et perte de la vue de cet organe. Trismus. Disposition à l’'emprosthotonos... »
Que penser aussi de l'observation suivante, sinon qu'elle a parfaitement trait à un cas de tétanos céphalique, et que, par suite, elle aurait pu prendre place parmi
les observations que je rapporte plus loin ?
Relatée dans les comptes rendus de la Société de chi-
rurgie du 3 mai 1848, elle est due à Huguier. Je cite
textuellement : « Je vous montre un homme dont la maladie me paraît curieuse et exceptionnelle, J1 y a
33 jours, cet individu tirant une petite charrette tomba
sur le pavé la tête en avant. Dans les premiers jours qui suivirent la chute, il n’y eut pas d’accidents ; puis, peu à peu, on observa la contracture des paupières, la dilatatation des ailes du nez; en même temps la commissure des lèvres était portée en bas et en dehors et la contraction du masséter rendait difficile l’ouverture de la bouche. À celte forme particulière de tétanos, il se joignit bientôt de la difficulté de fléchir le tronc en avant, un léger renversement en arrière et enfin de l'oppression sans aucun trouble intellectuel. Le malade fut saigné d'abord et ensuite soumis au chloroforme. Aujourd'hui on en est à la 7° séance et la contracture commence à être beaucoup moins accentuée. » Il me semble que cette description est suffisamment dat et précise pour qu’on
yreconnaisse un cas de tétanos céphalique avec paralysie
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