‹ Tétanos BulbaireChapitre 7 sur 29 · SA | CR · texte numérisé non relu

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faciale. Et, s’il en est ainsi, cette variété de tétanos était bien connue alors, puisque Robert, dans la même séance du 3 mai , dit que : « souvent, cette forme de létanos guérit

par les efforts de la nature, et il cite plusieurs cas detéta-

nos bornés également aux muscles du visage et qui ont guéri soit par les antispasmodiques, soil par les bains de

vapeur », opinion qui ne se trouve nullement en contra-

diction avec ce que l’on sait aujourd'hui sur la gravité du tétanos céphalique, puisque, ainsi qu’on le verra, la staüstique prouve que sa mortalité est notablement inférieure à celle du tétanos traumatique ordinaire.

La conclusion qui s'impose est donc la suivante : IL ne faut pas admettre comme l'expression de la vérité que Rose ait le premier fait ressortir les caractères du tétanos céphalique, et encore bien moins ces paroles de Giuffré : il est à remarquer que lés chirurgiens français n’ont fourni aucun cas de ce tétanes ». Giuffré cependant écrivait à une époque où, indépendamment des cas que je rapporte plus haut, l'observation de M. Terrillon avait été publiée.

- Toutefois, ce que je dis ici, n’est pas pour diminuer la

gloire de Rose : ce sont de simples remarques et je recon-

nais volontiers d’ailleurs, qu’il a eu le mérite incontestable par son travail, d'attirer plus spécialement l’attention sur cette forme, en somme rare, de tétanos..

. Après le travail de Rose, de nouveaux cas ne tardèrent pas à être observés, donnant lieu à de simples commentaires, à des communications plus importantes. ou à de véritables monographies. Je serai bref, mon intention dans cet historique étant de n’indiquer que les grandes

,,: t, en A88 à la Société dé da interne xopos d' un cas qu ’il a observé, fait plusieurs ; en ions sur le tétanos céphalique DUB DHrOI Nb sr de ale Ces communications sont très importantes, puis- | ‘qu’ ’elles étudient la maladie dans son ensemble, etcette étude repose : sur 41 cas. Après avoir rappelé le mérite de : Æ Rose, Bernhardt fait ressortir la fréquence du siège de: “la bless ure au voisinage de l'orbite ; il montré le début de la maladie en moyenne 8 jours après l'accident ; il étudie surtout la paralysie faciale siégeant une ment du même côté que la blessure et cherche à en pé- nétrer le mécanisme : : enfin, il signale le résultat négatif des quelques Aitopiies pratiquées.

Guterbrock, la même année, observe un cas s de tétanos “hélqae et publie un mémoire dans lequel il rapporte 14 observations analogues à la sienne. Il accorde une | grande importance au froid dans la production de la paralysie faciale et pense que le nom de tétanos hydro- phobique ou encore de tétanos ne est mal te. x CHOISI re En 1887, M. Terrillon fait à la Société à “ une communication sur un cas de tétanos céphalique qu’il vient. d'observer, et peu après, en collaboration avec M. Schwartz, publie sur ce su;et un mémoire inséré dans la Revue de chirurgie de 1888. Ces auteurs mettent par- # faitement en reliefles principaux caractères de la maladie. | SR = Pour eux, le nom de tétanos céphalique est difficilement ‘120 : acceptable, à moins qu'il ne soit bien entendu quecenom

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sb | ne préjugera rien sur l'extension possible de la maladie et ne s’appliquera qu’à la phase initiale, à celle du début. Ils insistent en outre sur la distinction qu'il faut établir entre les phénomènes hydrophobiques et les troubles

dysphagiques ; quant à ées derniers, il faut également -

se garder de les confondre avec ceux qui caractérisent le tétanos dysphagique si bien décrit par M. le professeur Verneuil. Enfin, il y a lieu de distinguer le trismus hémiplégique de l’hémitrismus hémiplégique, suivant que les contractions sont étendues à la face tout entière ou à un seul côté.

-Peu de temps après, Giuffré observe aussi un cas de tétanos céphalique, ce qui lui donne occasion de faire un excellent mémoire dans lequel il s'étend longuement sur les signes de l'affection. Pour lui, la paralysie faciale, d’origine traumatique, est indépendante du tétanos, et elle se localise dans le tronc du nerf facial. Il insiste en terminant sur les bons effets de la RRQ comme traitement du tétanos.

Enfin, le travail de M. Villar, paru dans la Gazette des ee de 1888, est certainement de beaucoup le plus complet qui ait été publié sur le tétanos céphalique. Je me contente de le signaler ici, devant à plusieurs reprises y revenir dans le courant de ma thèse.

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