‹ Tétanos BulbaireChapitre 8 sur 29 · D EE · texte numérisé non relu

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a » Tétanos eo :

F 2e Tétanos dysphagique; .. En LR Re æ Tétanos céphalique; HART EE | = eg Tétanos céphalique avec paralysie faciale. RE RE RE et Le Vi TORRES -En attendant, afin de ne pas prêter à la confusion, | jere Fe # | désignerai la maladie simplement sous le nom de tétanos : 5: Fe Dr È :

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TÉTANOS HYDROPHOBIQUE. — De toutes les dénominations proposées, celle-ci est sans contredit . pre CRE tueuse.

D'abord elle ne saurait convenir qu'à un très petit nombre de cas. Pour s’en convaincre, on n’a qu’à parcourir les observations que je rapporte dans la seconde partie de ma thèse, et l’on verra que sur 31 cas, les phénomènes hydrophobiques sont à peine mentionnés quelquefois. Logiquement, on ne saurait donc définir une

maladie par un symptôme, qui, le plus souvent, fait

défaut.

D'autre part, les phénomènes hydrophobiques, lorsqu'ils existent, ne sont pour ainsi dire rien par euxmêmes : ils sont secondaires et paraissent subordonnés, ainsi que j'essayerai de l’établir plus loin, aux troubles dysphagiques..

Enfin, l’hydrophobie n’est pas spéciale au tétanos

céphalique ; elle se retrouve au moins aussi souvent.

dans le tétanos traumatique ordinaire.

Ainsi donc, les phénomènes hydrophobiques, étant, dans le tétanos céphalique, rares, subordonnés à la dysphagie, et plus fréquents peut-être dans le tétanos traumatique ordinaire, l'expression : tétanos hydrophobique, ne saurait être conservée.

© 2° TÉTANOS DYSPHAGIQUE. — Cette expression, meilleure que la précédente, parce que les troubles dysphagiques sont pour ainsi dire constants dans le tétanos céphalique, n’est cependant pas sans reproche.

D'abord, elle peut prêter à la confusion : le professeur

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Verneuil, en effet, a décrit sous le nom de tétanos dys-

phagique, une forme loute spéciale de tétanos qu’il ne faudrait pas assimiler au tétanos céphalique. D'autre part, toutainsi que l’hydrophobie, la dyspha-

gie se montrant très souvent dans le tétanos trauma-

tique ordinaire, et c'est même dans ce cas qu’elle a sur tout été étudiée, ne saurait servir à désigner le tétanos céphalique.

3° TÉTANOS CÉPHALIQUE. — Au sens propre. du mot, cette expression veut dire que le tétanos reste limité à la tête, ce qui évidemment n'est pas. Jamais même, le tétanos dit céphalique n’est resté borné aux contractures des différents muscles de la tête; toujours, au con-

traire, un plus ou moins grand nombre de muscles du corps ont élé envahis, successivement il est vrai. Je sais

bien toutefois que le Létanos a pu, dans certains cas, rester borné au seul trismus; mais alors il s'agissait de

tétanos consécutif à une plaie siégeant ailleurs qu'à la. tête, et par suite, il ne pouvait être question de tétanos céphalique, qui lui, ne l’oublions pas, a pour cause uni-

que, une plaie de tête.

Ainsi donc,leterme : tétanos ane doit être abandonné, parce que le vrai tétanos céphalique, borné exclusivement à la tête, ne se rapporte pas au tétanos décrit par Rose, et qu’alors, on ne saurait appeler simplement tétanos céphalique, un tétanos qui envahit progressivement un plus ou moins grand nombre des muscles du CObpS. |

Lesauteurs, d’ailleurs, sont d'accord pour reconnaître que l’expression est mauvaise.

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200 D 4 = C'est ainsi que MM. Terrillon et Schwartz font remarquer, après Guterbrock, que « le nom de tétanos céphalique est difficilement acceptable, à moins qu'il ne soit ‘bien entendu que ce nom ne préjugera en rien sur l’extension possible de la maladie et ne s appliquera qu'à: la "= phase initiale, à celle du début ».

Voici d'autre part les conclusions de M. Villar:

« L'expression de tétanos céphalique prise en général, veut dire tétanos siégeant dans la région de la tête. Ainsi comprise elle doit s'étendre aussi bien au tétanos localisé à la face qu'au tétanos dysphagique et hydrophobique et au tétanos céphalique accompagné de paralysie faciale. Toutes ces variétés ne seraient que des subdivisions du tétanos céphalique, terme générique, et il faudrait, pour être clair et logique, dire : 1° tétanos céphalique simple (trismus simple ou double) ; 2° tétanos céphalique avec phénomènes dysphagiques; 3° Létanos céphalique avec phénomènes hydrophobiques ; 4tétanos céphalique avec paralysie faciale.

z° Lines CÉPHALIQUE AVEC PARALYSIE FACIALE.- — C’est le nom que propose M. Villar dans son travail, car, dit-il: «si lestrois premières variétés (tétanos céphalique : simple, hydrophobique, dysphagique) s’observent quelquefois à la suite de lésions portant sur la tête, souvent aussi elles surviennent à la suite de plaies portant sur les membres ; par contre le tétanos avec paralysie faciale n’a jamais été observé que consécutivement à untraumatisme dela tête, de sorte que cette dernière variété semble : présenter un type plus défini et plus saillant que les autres formes »,

: A sole | S Mais si M. Villar rejette les trois premières variétés, ; pour les mêmes raisons je rejette la quatrième. De ce que, en effet, la paralysie faciale complique ordinairement le tétanos consécutif à une plaie de tête, il ne s'ensuit pas

qu'ilen doive toujours être ainsi. Par exemple, dans ma

première observation, on voit que la paralysie s’est mon-

trée consécutivement à une piqûre de vaccine au bras. Il est vrai que dans ce cas il s ’agissait d'une récidive,

mais le fait n’en subsiste pas moins; le malade d ailleurs

était sorti de l'hôpital bien guéri.

D’ autre part, la paralysie faciale, vu son importance minime, son influence nulle sur la marche dela maladie, ne me semble pas devoir caractériser suffisamment le tétanos céphalique. C’est tout simplement un phénomène curieux, un paradoxe clinique suivant l'expression de M.le professseur Jaccoud. D'ailleurs, il n’y a pas que le

tétanos céphalique qui puisse se compliquer de paraly-

sie ; celle- -ci peut également accompagner le tétanos traumatique ordinaire, ainsi qu'en témoigne une observation de Larrey. que je rapporterai plus loin, Nante d ’étudierai la paralysie faciale.

Trouvant donc insuffisante l’expression adoptée par M. Villar, nous sommes ainsi conduit à rejeter toutes les dénominations proposées : z | 40 Tétanos céphalique, parce qu'il est très rare que les contractures restent localisées à la tête et que, d'autre part, il peut y avoir tétanos céphalique au sens rigoureux

du mot avec une blessure siégeant ailleurs qu'à la tête;

2° Tétanos céphalique avec paralysie faciale, parce que la paralysie menque souvent dans les cas de tétanos

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céphalique, qu’elle peut exister en dehors d’une plaie c de tête, que lorsqu’ elle existe elle est insuffisante à à elle seule

à caractériser le tétanos, et qu’enfin, sa bénignité tout à faitremarquable, en fait plutôt un symptôme secondaire ; 3° Tétanos céphalique avec dysphagie, puisque la dys-

phagie peut manquer dans le tétanos céphalique, qu’elle est commune au tétanos céphalique etau tétanos traumatique ordinaire, où la plaie initiale siège ailleurs qu'à la face ;

4° Tétanos hydrophobique, parce que | ae vraie est très rare, qu’elle se rencontre surtout dans le

tétanos traumatique ordinaire, et que lorsqu'elle existe

dans le tétanos céphalique, elle semble être manifestemént sous la dépendance des troubles dysphagiques. Enfin, d’une manière générale, ces dénominations me

paraissent mauvaises, parce que, alors même qu’elles

échapperaient aux reproches dont elles sont passibles, elles ne donneraient pas du tétanos céphalique une idée suffisante. Dans ma pensée (je le dis ici par anticipation), le tétanos céphalique est un dans son essence. Il n°y a qu’un seul tétanos céphalique, lequel, suivant qu'il est plus ou moins complet, présente comme symplômes, associés ou séparés, le trismus, la dysphagie, les troubles respiratoires, la paralysie faciale. On ne saurait donc prendre, au détriment des autres, l'un quelconque de ces symptômes pour le qualifier, d'autant plus qu’ils n’exis— tent pas toujours au complet et qu’alors on dénommerait

une affection par un caractère qui n'existe pas, ce qui.

serait au moins illogique. Mieux vaudrait encore se contenter du mot : tétanos céphalique, tout court; mais

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