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Fig. C5. — Figure s-cliématique destinée à montrer le trajet des racines des nerfs crâniens dans l'épaisseur du tronc cérébral (bulbe, protubérance et isthme de l'encéplialc), leurs noyaux d'ori^nno, et les relations de ces noyaux entre eux ou avec les diverses parties encéphaliques.
IIK I.A TÈTM.
•la li'Miir ivpivscMl.' iiiic coiipo sat;illal<! cl. inôdiaiic de reiir.éi.lialc ; elle, nuiis inonin! 1j ].aroi latéi'ale'^dii vciilrieidc iimycii, i^l, la siiHac(! de seclieii de l'isllime, de la preUibéraiu;.!, du cervelel, hidlic raciiidieu cl. d'uu petit sejjiueut de la uioelle cervicale. — Les diverses parties coustiluaiiles de ces scgiiienis euccplinliiiucs nous sont déjà n.nuucs, aussi nous allous e.\plii|uer iiuuiediàteineul la siguilicatioii des raciucs et des noyaux rcpi-éscutés sur la ligure.
m Les raciucs du uerl' moteur oculaire coiuuiuu. liu suivant le trajet iiilra-(!ui;cpliali(pie de ces racines on les voit aboutir dans sept noyaux, tous moteurs (routes). Parmi ces noyaux, (pudrc sont -<ous-jacents à l'aqueduc de Sylvius. Les travaux de Ilciiseii et Vœlckers ont démonlre que ces derniers donnent naissance de bas en liant aux libres suivantes de la troisième paire : 1" aux fibres destinées au muscle petit oblique do l'œil (c. p. o.); 2° aux fibres du muscle droit inférieur (c d i )• 3° aux fibres du droit supérieur et du relovcur (c. d. s. et r.); -i" aux libres du droit interne (c. d. in.). - Deux racines de ce uerl' se portent vers la paroi latérale du ventricule moyen. Ilenseii et VœlcUers ont démontré (lu'elles se rendcnl dans deux noyaux distincts: dont l'un, sUue près du bord postérieur du ventricule, serait le centre des mouvemeiits d(! l iris : centre pholomotezir le. pli. m.), qui donne naissance aux fibres innervant le muscle puiullaire et préside aux varialions de la pupille. L'autre noyau, situé vers le sommet du veniricule, donncrail naissance aux libres iiui innervent le muscle ciliaire : c'est le cenlre cuxuinmodateur (c. ace). — Une autre racine du même nerf aboutit à un noyau gris, situé sur les cot.^s de l'aqueduc de Sylvius, un iieu en •irrière (ou au-dessus, suivant l'expression ordinaire, mais inexacte) des noyaux deja décrits, (.e noyau, marqué en pointillé rouge (n. acc. D.), a été décrit par Darkscliewilscli (1S8?.) sous le nom de noyau supérieur de roculo-molcur ; on le désigne encore sous le nom de noyau accessoire do Darkscliewitsch. Ce noyau serait relié : par des fibres de la commissure postérieure du cerveau a la .'lande piiiéale (f. d. gl. pi.), et par d'autres libres à l'anse du noyau lenticulaire (f. a. n. 1.). — Meynerl a signalé des libres partant des noyaux de la troisième paire pour se rendre dans les tubercules quadrijumeaux antérieurs (f. oc. m. I. q. a.). — Parmi les racines de ce nerf, une (jaune) présente un trajel parliculier, elle appartient à un faisceau blanc de la protubérance et de 1 islliine dit bandelette longitudinale postérieure (b. Ion. p.). Ce faisceau s'ciilre-croise avec son congénère du C(Mé opposé dans la protubérance, pour aller se perdre ensuite dans le noyau du nerf moteur oculaire externe. Le trajet de ses fibres et leur signification ne sont connus que depuis les importantes rccberclies de MM. Duval et Laborde. Ces auteurs ont démontré que ces libres proviennent du noyau de ht Yl° paire; au sorlir de ce iiovau elles se jeltent dans la bandeb tic longitudinale postérieure, dont elles conslituent la partie interne; bientôt elles passent du côté opposé el se jettent, non pas dans un des noyaux de la 111= paire, mais au milieu des racines qui naissent de ces noyaux, pour sortir avec elles du bulbe, el aller en dernière analyse contribuer à l'inncrvalioii du muscle droit inlcrnc.
IV llacines du pathétique. Ces racines nai.ssent d'un noyau situé immédialcinenl au-dessous des noyaux de l'oculo-moleur (n. Patli.); de là elles se dirigeiil vers la ligne médiane, el vont au-devan( de la valvule de Vieussens s'entre-croiser avec celles du côté opposé, après quoi elles sortent de 1 istlime de l'encéphale. Ainsi, les deux pathétiques s'entre-croisent complèlement avant leur sortie de 1 isthme, le nerf du côté droit prenant son origine dans le noyau gauche et inversement.
V. Racines du nerf trijumeau. En poursuivant ces racines on voit qu'elles aboutissent a cinq noyaux distincts. La racine supérieure monte dans l'islhine de l'encéphale, où elle aboutit a une colonne de substance grise : c'est le noyau supérieur (sensilif) du trijumeau (n. s. Trij.); de ce noyau parlent aussi des libres allant dans l'épaisseur du cervelet; ces fibres cérébelleuses aboutissent probablement dans la substance grise du cervelet (f. cérébell. Tr.). La deuxième racine (bleue) du ncri aboulit dans un novau gris protubérantiel : c'est le noyau moyen (sensitif) du trijumeau (n. "i-li'-)- Co noyau répond à la région du plancher du quatrième ventricule dite locus cœruleus, et les cellules qui le constituent sont fortement pigmentées (sufjstantia ferrugiiiosa). - La racine rouge du nerf appartient au nerf masticateur, ou racine moirice du trijumeau, elle se perd dans le noyau masticateur (n. mas.). Ce novau formé par les prolongcinenls de la corne antérieure de la moelle est si lue un peu en arrière el en' dedans du noyau moyen du trijumeau, déjà décrit, à 5 millimètres du plancher du 4" veniricule. - La dernière racine bleue ou sensilive du trijumeau se dirige en bas c aboutit dans une longue colonne de substance grise, qui se prolonge jusque dans la moelle : cest \c noyau inférieur du trijumeau. Bien étudié par Malhias Duval, ce noyau (racine dite inférieure du triunieau) s'arrêterait en bas au niveau du lubercule cendré de Uolando, en haut au locus cœruleus; cette racine est formée par le prolongement de la tôle de la corne postérieure de la moelle coiffée de la substance gélatineuse do Uolando. On appelle encore les racines naissant de ce noyau : racines ascendanles ou descendantes. Colle racine dcsceiidaiile ou inférieure renferme des fibres (vert) naissant non pas du noyau déjà décrit, mais ■ faisceau solitaue de Stilling : ce sont des libres sympathiques du trijumeau (r. sy. tr.). Des expériences de MM. Duval et Laborde .1 ressort que la racine inférieure du trijumeau (bleue et verte) est sensilive et tn.phique, sa sec lion inlrabulbaire amène, en effet, du côté de la face el du globe oculaire, des troubles sciisilils et Iropliiques absolument idcnrupics à ceux qui suivent la section du tronc du trijumeau entre le ganglion de Casser et son émergence protiiliérantielle. ^ , . , j
17 narines du nerf moteur oculaire externe. Les racines de ce nerf aboutissent dans un noyau situé de clia(|uc côté du raplié protubérantiel au niveau de la saillie du plancher du 4" ventricule dite emincnlia leres. Ce noyau, appelé aussi noyau commun au fanal cl au moteur
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oculaire r.rleriic (ii. m. o. o.), est compris dans l'anse (juo forment à son niveau les racines du facial, et qu'on appelle le genou du facial. Le noyau abandonnerait même quehiues racines au facial-, d'où le nom do noyau sui)ériein- du facial par opposition à un autre dont nous parlerons plus bas. Nous avons déjà parlû des libres nerveuses qui, parties de ce noyau, se rendent dans la bandelette longitudinale postérieure (b. Ion. p.) et vont par sou intermédiaire, après entre-croisemeni, innerver le muscle droit interne du côté opposé. C'est ainsi que s'établit l'anastomose entre le nerf moleur oculaii'e externe d'un côlé avec l'oculo-moteur commun du côté opposé. C'est grâce à ces fibres aussi qu'on peut expliquer la solidarité existante entre le nmscle droit externe d'un œil et le muscle droit interne de l'œil du côté opposé, et les mouvements conjugués des yeux dans la vision binoculaire.
VII. Racines du nerf facial. — La racine rouge représente le facial proprement dit. Cette racine, après avoir contourné le noyau de la sixième paire, et avoir décrit son genou, se porte en bas et va se terminer dans un noyau, bien connu surtout depuis les recherches de M. Duval; on le désigne sous le nom de noyatt inférieur du facial (n. inf. F.). Nous avons dit que le noyau de la sixième paire donnait quelques libres radicuiaires au facial. Ainsi ce nerf présente deux noyaux et par conséquent deux sortes de l'acincs : l" le noyau supérieur commun au facial et à l'oculo-moteur externe, où naissent les racines du facial supérieur ; '2" un noyau inférieur, propre au facial, ou noyau de M. Duval, formé par le prolongement de la tète de la corne antérieure de la moelle et donnant naissance au facial inférieur. Dans certaines lésions bulbo-protubérantielles, ces noyaux peuvent être atteints séparément, d'où paralysie partielle du facial supérieur ou de l'intérieur. — Mendl (1887) a démontré expérimentalement que chez le lapin et le cobaye, le facial supérieur ne naît pas dans le noyau dit facial supérieur, mais bien dans un des noyaux de l'oculo-moteur commun. Nous avons représenté cette opinion sur notre figure par le trait (orange) unissant le facial à ce noyau (f. s. M.) — A côté du facial, et décrit même avec lui, nous trouvons un autre petit nerf, Yinlermédiaire de Wrisherg ([. W.) (représenté par deux lignes ponctuées : une bleue, l'autre verte). L'origine de ce nerf n'est connue que depuis les recherches de Malhias Duval. Cet auteur a démontré que l'intermédiaire n'est qu'une racine erratique du nerf glosso-pharyngien ; il naît par deux racines : l'une, sensitive, part de l'extrémité antérieure du noyau scnsitif de la neuvième paire (ligne ponctuée bleue) ; l'autre, sympathique, nait de l'extrémité antérieure du faisceau solitaire de Stilling (ligne ponctuée verte). Cette double oiugine nous montre que ce nerf est sensitif (gustatif) et vaso-moteur.
YIll. Racines du nerf auditif. — Ces racines sont de deux ordres;les unes, «lî^erteures, aboutissent dans trois ordres de noyaux situés dans l'épaisseur du bulbe; ce sont : le noyau interne in. int. aud.), sous-jacent à la saillie du plancher du quatrième ventricule dite aile blanche externe ; le noyau externe (n. ext. aud.) situé dans l'épaisseur du corps restiforme, et le noyau anlérieur (n. ant. aud.), situé en avant du corps restiforme à côté de la racine principale du nerf. Les racines postérieures ou venir iculaires contournent le corps restiforme et se portent, la plupart, sur le plancher du quatrième ventricule, où elles constituent les barbes du calamus scriptorius pour aboutir à un petit noyau situé contre le raphé bulbaire, entre laile blanche interne et l'eminentia teres (noyaux innominés de Clarke), bien décrit par MM. Duval et Pierrot. Iluguenin décrit des fibres nerveuses partant du noyau auditif externe (n. ext. aud.) pour se rendre dans le cervelet (f. cérébell. aud.)
IX. Racines du glosso-pharyngien. — Les racines de ce nerf, comme celles des suivants, sont de trois ordres : motrices (rouges), sensitives (bleues) et sympathiques (vertes). Par leur réunion est constitué le nerf mixte. Toutes ces racines aboutissent dans trois noyaux distincts (n. d. Gl. Ph.). La racine motrice (rouge) aboutit à une colonne grise motrice, formée parle prolongement de la tète de la corne antérieure de la moelle, c'est le noyau moleur du glosso-pharyngien. — La racine sensitive (bleue) prend son origine dans \e noyau sensitif du nerf, dépendant de la base de la corne postérieure de la moelle ; ce noyau répond sur le plancher du quatrième ventricule au sommet de l'aile grise. La racine sympathique (verte) naît dans l'extrémité antérieure d'un faisceau ou colonne de substance grise et blanche, dite faisceau solitaire de Stilling ou colonne grêle (f. sol. Slill.), situé sur le côté interne du corps restiforme ; ce faisceau se rencontre dans toute la hauteur de la colonne sensitive des nerfs mixtes, pour leur donner à chacun des fibres radicuiaires. En haut cette colonne se termine dans le nerf intermédiaire de Wrisberg (Duval), en bas dans le tractus intcrmedio-lateralis de la moelle (Pierrot). Ce tractus représente au niveau de la moelle les origines intra-spinales du système sympathique. Nous avons déjà insisté sur la nature de l'intermédiaire de Wrisberg, véritable rameau erratique du glosso-pharyngien (Duval).
A'. Racines duncrf pneumo-gastrique.— Les racines de ce nerf sont, comme celles du précédent, de trois ordres ; motrices (rouge), sensitives (bleu) et sympathique (vert). Elles se rendent dans les trois noyaux d'origine correspondant: noyau moteur, noyau sensitif , ci noyau sympathique [n.d. y.). Ces noyaux ont la même signilication que ceux du glosso-piiaryngicn : aussi, inutile d'y revenir. Nous voyons ainsi que ces deux nerfs méritent bien le nom de nerfs mixtes, car ils renferment à la lois des racines motrices, sensitives et sympathiques ou vaso-motrices. Les Irois colonnes ou noyaux qui leur donnent naissance peuvent cire réunies sous le nom de colonne grise des nerfs mixtes.
XI. Racines du nerf spinal. — Cesracines sont de deux ordres : motrices et sympathiques. Les deux variété» des racines ont une double origine : bulbaire et médullaire. Les racines bulbaires naisscwi
la culdiim! iiiulrico di's iiurls iiiixlos, coluiiiio iriiirsoiili; la lùli; de lu conie antérieure de la iiioelit! ; 2" du l'aiscoau solilairi'. Ces deux noyaux d'origine constiUienl. le 7ioyuu bulbaire ou suiiérieur'du ?|iinal. — les iwhies mddiitlaircn naissent: 1" de la lace latérale de la corne antérieure de la moelle (motrice) jusqu'au niveau de la cinquième paire cervicale et même plus bas;
du tractus intermcdio-lateralis (ou noyau postéro-externe do la mûme corne) qu'on appelle aussi le noyau svmpatliiipie, en continuilé, avons-nous dit, avec le faisceau solitaii'e. Ajoutons que chez be iucoup d'animaux, le si.inal est tellement fusionné avec le nerf vague ou dixième paire, qu'ils forment le vaiio-spiual- Du reste, la séparation, rcelle eu apparence chez l'Iiomnie, entre ces deux nerfs, n'existenit pas en réalité ; nial^fré les belles recherches expérimentales de Cl. Bernard, (|ui avaient démontré l'indéi.endance physiologique de ces deux nerfs, on tend aujourd'hui de plus en i.lus à voir dans le spinal et dans le vague deux racines d'un seul et même nerf: le vago-spinal.
\7/ Racines du nerf grand hypoglosse. — Ces racines purement motrices se rendent vers deux novmx d'ori'Mue bien distincts. L'un, le noyau principal est situé sous le plancher du ((uatriéme veiiiricule (n p lly ) et répond à l'aile blanche interne. L'autre, situé plus profondément et audessus du premier, n'est bien connu ipic depuis les recherches de Matliias iJuval : c'est le noyau accessoire in acc. Ilvp.). Le novau princii)al est formé pjr le prolongement de la base de la corne •Ultérieure de la moelle, le noyau accessoire par la tête de la même corne. Dans certaine.? allcctions du bulbe, ou peut trouver intact un des noyaux et une paralysie incomplète du nerl hypoglosse, malgré les lésions étendues d'un de ses noyaux. , , ^
Les novmx moteurs bulbaires des muscles de l'œil peuvent être, d un seul ou des deux cotes, soil isolément soit à titre de complication d'autres maladies nerveuses (tabès par e.xemple), envahies par un processus morbide qui aboutit à leur destruction. Cette lésion donne lieu cliniquement au syndrome connu sous le nom d'oplUhalmoplégie externe (paralysie des muscles moteurs du globe par oonosition avec Vophlhalmoplégie interne ou paralysie des muscles ciliaires et iriens dont les noyaux occunent une place à part dans le bulbe). L'ophthalmoplégie externe, dont on trouvera la semeiologie étudiée tout spécialement dans une intéressante leçon de M. le professeur Charcot (De l opiUimlnio- «léaic evtcrnr Gaz. hebd.,1890), et dans un mémoire de MM. Georges Guinon et Parmentier (même suiet \ouir lié Iconographie de la Salpétrière, 1890 et 1891), se rencontre comme symptôme plus ou moins prédominant de la maladie connue sous le nom de polyencèphalomyelite, concurremment ■ivec l'atrophie musculaire et plus rarement la paralysie labio-glosso-laryngée. Celle-ci pourrait prendre le nom de paralysie bulbaire inférieure, tandis que l'ophthalmoplégie externe constituerait presque à elle seule le syndrome fondamental de la paralysie bulbaire supérieure. Dans ce cas, les noyaux moteurs des muscles du globe ne sont pris que comme représentants bulbaires de la grande colonne -rise motrice bulbo-médullaire (cornes antérieures de la moelle, noyaux moteurs du bulbe). Dans d'autres circonstances, les noyaux moteurs oculaires du bulbe sont pris par propagation d un processus morbide intéressant primitivement un autre système, comme dans le tabès ou la scleiose ï piipage des libres des cordons postérieurs aux cellules motrices soit de la moelle »t™P ;'<:2"t culaire tabétique),soitdu bulbe (ophthalmoplégie externe, atrophie de la langue chez les alaxiques).