ROLLINAT
La forme pomme est plus ronde, plus harmonieuse, plus classique plus « pompier «. La forme poi?"e est généralement plus ferme, elle peut « poignarder » le ciel, elle constitue la patère la plus agréable pour y accrocher... des baisers.
(G. Delmare.)
Petits tétons ronds qu'on sent baller comme une paire de j)oires.
{Journal des Goncourt.)
Couplet des Cloches cleCorneviLle [Le cidre de Normandie)'.
C'est dans l'pays d'ousqiie nous sommes
Que, monté sur un tabouret,
L'beau Nicolas jetait Aq^ pommes
Dans le tablier de Baliet.
A chaqu'pomme Babet s'haussait ;
Ça faisait craquer son corset. {Us)
Et l'beau jeune homme, l'beau jeune homme.
En lançant chaque iJom??ze,
Disait, c'est merA'eilleux, Je n'en jett'qu'une et j'en vois deux.
Pièce anonyme, les Pommes :
Le ciel, pour enchanter les hommes, Vous a fait présent de six pommes :
Sur votre visage il a mis Deux petites pommes d'apis D'un bel incarnat empourprées, Et que nature a colorées :
Les soucoupes et les cristaux Ne portent pas de fruits si beaux.
Plus bas une fraîche tablette, En supporte deux de rainette.
Et l'on trouve encore plus lias Deux autres qu'on ne nomme pas.
Elles sont de plus grosse espèce, Et n'ont pas moins de gentillesse : Ce sont deux pommes de rambour.
Qu'on cueille au jardin de l'amour.
Voilà trois paires de jumelles Qui font tourner bien des cervelles.
Eve perdit le genre humain.
N'ayant qu'une pomme à la main ;
suit LES SEINS 229
Mais notre appétissante mère, En laissait voir deux sur son sein.
Et l'attrait des fruits de Cythère, Dont l'aspect le mettait en train, Fit succomber notre bon père.
Satan, dont l'esprit est malin.
Entrait aussi dans le mystère.
Pressés, comme Adam, de manger, Nous pétillons d'impatience Auprès du jardin potager Dont vous portez la ressemblance.
Vive la pomme et les pommiers !
Leur aspect seul nous ravigote :
On doit baiser les deux premiers, Avec les seconds on pelote ; Triomphe ! amour ! aux deux derniers.
Heureux qui les met en compote !
Oransres: Les Oranges de mon éta^èi'e, chanson de Blondeau etMonréal. — Grenades (poésies arabes). — Grappe de raisin (Théocr. Idyl. XT, V, 21). — Groseille :
Elle a beau teint, un parler de bon zèle Et le tétin rond comme une groseille.
Gourdes. — Citrouilles. — Melon :
Mon cœur brûle à Cavaillon
Pour une forte fillette,
Appétissant cotillon,
Brune, vive et grassouillette.
Plantureuse Madelon
A la lèvre purpurine.
Je crois voir sur sa poitrine
Gonfler un double melon,
Frais melon de Cavaillon.
(E. Mauzaize. Voyage au pays de la Bouillabaisse.)
Gomme. — Raisin :
Ceux d'I'épouse du pharmacien Deux houl's de gomme, presque rien.
Ceux d'ia sœur du marchand de vin On aurait dit deux grains d'raisin.
(DiSLE.)
Arbrisseau :
Comme un arbrisseau dont la sève Féconde les boutons naissants, Votre jernie sein se soulève Aux douces vapeurs du printemps.
(CoLMA.N'CE. LTngénue.)
Fleurs des prés : Un auteur du moyen âge dit :
Poilrine doit porter cjue petites mameleltes dures comme pumeles et blanches comme f tours de pré.
Planche : Dans une de ses pièces, Pailleron compare une femme maigre aune a planche sans le moindre nœud «.
Roses :
Phyllis me donnoit, sans dessein, Des roses qu'elle avoit au sein, Oii tant de beautez sont écloses ; Hélas ! dy-je, belle Phyllis, Puisque vous m'en donnez les roseSj Ne m'en refusez point les lys.