a JVkture 5embUit une n-Lere mquiete
livfant c? l^mme-enjAnt soyi sein, délicieux- .
Ct du vvôLL via moiatcîit, bieafaisartt.a U tête-
Dei mortels tv-an^fo^'i^és en voyants mdieax^,
2ucind ,cle l^sprit , Bdcc^us promettait la concjuéte
A. UCdricieur buvant, à la coupe des Dieux., .
À crêpent que .soustraite aux occultes tutelles, .
Z ci science prétend , sinistre vc^nité- ,
Afrirmer le néant de IdDlvinité. :
le Uit JcHs ifié desjcîctices fmainellcs
C^ierct enco?* au .çecour.s de la radtemité .
Mcxs ^''os prappes dkntart.ô viQnes.olt sont. cUesf
Fig. 172.
de ces gravures est accompagnée d'un boniment versifié; voici celui de la première :
L'ajustement sied bien dans les jours de conqueste, Mais avec un amant, on se met sans façon. Bien coiffée, il suffit. Le corset, le jupon, Sont des habits de teste à teste.
Le second n'est pas moins court-vètu
CURIOSITES ARTISTIQUES
A voir promener par la ville Cette nourrice sans corset, Il n'est Blondin, si difficile Qui ne A'oulust troubler son lait.
FiG. 173.
La dernière est tout à l'honneur de la discrétion des tailleurs de corps :
Il est honesle, il est discret, Il cache adroitement un défaut de Nature, Et d'une amoureuse adventure Il sçait bien garder le secret.
Le crayon doublement léger, par le fond et la forme, de Vallet vient de traiter, dans une page de milieu de la Vie parisienne, en quelques dessins fort capiteux, une question féminine des plus graves : Celles quien portent... Celles qui n'en portentpas;
il s'agit, bien entendu, du corset. Ledessinateurreproduit la dernière création — le dernier "cri — de Léoty, la cJiemeis-corseL (fig. 177, 178), le plus galant des déshabillés, comprenant « une longue jupe de linon, ou de soie plissée, avec volants et entredeux de dentelles, fixée sur un corselet Empire qu'un large ruban enserre sous la gorge avec nœuds et longs pans ». De plus,
il offre, sur ses congénères, un avantage fort appréciable, à l'occasion : attaché à la chemise... on ne risque pas de l'oublier.
Prose. — Extrait de la profession de foi de la Revue « la Pomme », par Léon Durocher (déc. 1888) :
...La pomme, c'est grâce à elle que nous buvons même le Champagne champenois, puisque le sculpteur Praxitèle a moulé le modèle de la
CURIOSITES LITTEHÂIRES
coupe sur le sein de la femme, dont Jéhovah, — d'après des textes authentiques, — a moulé le modèle sur les contours arrondis, charnus et potelés, sur la ligne sinueuse, serpentine, sur la courbe délicieusement appétissante et savoureuse de la pomme... J'affirme qu'Adam pouvait aisément s'y tromper.
Ce qu'il y a de sûr, c'est que la religion de la pomme, religion très
FiG. 17:
large et très persuasive, compte très peu de protestants, de dissidents. Il y a peut-être des anti-calholiqucs : il y a beaucoup moins d'anti-pommiers. Je ne sais guère qu'Alphonse Karr qui ait médit de la pomme, en lui préférant la pêche... ça dépend des pêches. Et puis Voltaire lui-même, le sceptique Voltaire renonçait à ses boutades de libre-penseur impénitent pour confesser, aux genoux de M™* Duchâtelet, son adhésion au culte idolâtre de la pomme, culte
sucé avec le lait, culte qu'il a servi dévotement sur plus d'un autel, et dont il a condensé la doctrine dans ce madrigal émoustillé :
FiG. 17(;.
Un beau bouquet de roses et tic lys Est au milieu de deux pommes d'albùtre.
Pour être philosophe, on n'en est pas moins... ami de la pomme.
Maître Perrin-Dandin imagine, dans le Courrier français (i), une cause grasse roulant sur un abus de confiance par la vente d\m Lait aiiti-inamillaire.
Un certain professeur Forchester, de l'Académie de Philadelphie, s'était fait le raisonnement suivant :
« Des milliers de gens ont imaginé les pommades, les onguents,
les liqueurs les plus mirifiques et les plus abracadabrantes pour amplifier ces corpuscules tant souhaités.
« Ils spéculent sur cette imbécile manie des hommes qui veulent pour leurs épouses ou leurs maîtresses des corsets amplement fournis, dans le seul but de satisfaire les regards des voisins et amis.
(I) 4 août 1889.
« Donc de ce côté-là la place est prise, la concurrence est trop grande .
« Moi je ferai l'opposé.
« J'inventerai un lait anti-mamillaire.
« Et j'aurai un autre genre de clientèle.
« J'aurai toutes les religieuses : je ferai la place dans les couvents des deux-mondes... »
... Le professeur américain lança dans tous les couvents de l'univers
FiG. 178.
des ballots de prospectus annonçant : « Ce lait anti-mamillaire qui détruit, en quelques mois, toutes ces futilités mondaines contraires à la simplicité et à Vaustérité nécessaires au service de Dieu. »
Et des milliers de bouteilles furent expédiées en quelques semaines.
L'affaire marchait à souhait.
Trois mois s'étaient écoulés.
Une sœur Gertrude, du couvent de Yentolarge, en Bretagne, honteuse des charmes dont la nature l'avait trop abondamment pourvue, avait, dès le premier jour, essayé l'intervention de Forchester.
Mais hélas! au lieu de diminuer, les seins maudits ne faisaient que s'accroître, luttant contre la prison infranchissable de la bure.
« Ce Forchester doit être un farceur », dit-elle.
Et elle fit analyser le fameux produit.
J^e pharmacien, consulté, répondit que le lait anti-mamillaire, n'était que de l'eau pure, additionnée de teinture.
Sœur Gertrude porta plainte.
Et le docteur-professeur Forchester dut comparaître en police correctionnelle, pour avoir extorqué de l'argent en faisant naître des espérances chimériques...
Nous voici à l'audience.
Sœur Gertrude s'avance à la barre : c'est une forte fille bien en chair, dont les apparences luxuriantes justifient absolument l'emploi du lait anti-mami!laire.
M. LE PiîÉsiDENT. — Dcpuis combieu de temps avez-vous fait usage de la liqueur du professeur Forchester.
Le Témoin. — Depuis trois mois environ.
M. LE Président. — On ne le dirait pas... Et vous avez usé plusieurs flacons ?
Le Témoin. — J'en suis à mon cinquième flacon : chaque flacon dure environ trois semaines.
Le PnÉvENu. — Probablement que sœur Gertrude n'en mettait pas assez!
Le Témoin. — Pas assez, monsieur le Président ? Mais cette liqueur coûte 8 francs la bouteille ; voilà 40 francs que je coûte à la communauté, rien que par l'emploi de ce lait anti-mamillaire. Et encore ça n'a servi à rien...
Le Prévenu. — Dites plutôt que vous avez une nature indomptable!... {On rit.)
Au fond de la salle, la sœur Gertrude, confuse et rougissante, se cache la figure avec les mains. Elle rougit encore bien plus quand l'avocat de Forchester dépose devant le tribunal des conclusions tendant à l'expertise de la partie litigieuse.
Le tribunal, repoussant les conclusions, condamne le professeur Forchester à 6 mois de prison pour escroquerie.
a Attendu, dit le jugement, que, d'après les prospectus envoyés, la sœur Gertrude avait le droit d'espérer que sa constitution trop
opulente se modifierait par l'emploi du liquide, diUai/ anii-mami/laire.
« Que d'autre part, Forchesler savait très bien que cettq liqueur, composée exclusivenient d'eau pure, ne pouvait avoir aucun eiïet, et que, malgré cela, il vendait ses flacons à un prix exagéré, etc. »
Il y aura encore de beaux jours pour la gaîté française dans l'enceinte sacrée de la justice.
Les P'tites Michu^ opérette de Vonloo et Duval, représentée aux Bouffes Parisiens, avec succès, ont pour point de départ une confusion involontaire d'enfants chez la nourrice. En 93, le Comité révolutionnaire a décrété d'arrestation le marquis des Ifs. On cherche à l'arrêter au moment où la marquise donne le jour à une petite fille. La mère meurt de saisissement et le marquis réussit à se sauver; mais, avant de partir, il fait remettre son enfant à un brave paysan Michu, dont la femme vient aussi d'accoucher d'une fille.
Michu déclare à la Mairie deux enfants jumeaux et quand les mauvais jours seront passés, le marquis reviendra chercher sa fille. Mais, pour la nécessité de FintrigMie, le père nourricier, chargé de baigner les enfants dans la même baignoire, ne sait plus distinguer sa fille de celle du marquis quand il les remet à sa femme. Au dénouement, l'identité de la petite marquise est établie par sa ressemblance avec un portrait de sa mère.
Notes et impressions. — Sun le Corset. — Extrait du Fi-
garo :
Le corset est cette très aimable prison où Ton enferme ce que M. Bérenger ne saurait voir, et ce qui, sur ce point spécial tout au moins, établit notre supériorité sur la race anglo-saxonne, car, ainsi que le chantait notre grand Pierre Dupont,
Elles n'en ont pas, en Anglelcrrc!...
En France, au contraire, on déteste, en toutes sortes de choses, la platitude; aussi le corset y est-il plus qu'une mode, c'est une profes-
sion de foi. C'est, en même temps, une œuvre de nature par excellence, puisque, comme elle, il a horreur du vide!
... Les femmes qui ne portent pas de corset sont infiniment rares, car si les hommes ne sont pas de bois, les femmes non plus ne sont pas de marbre. Le dernier mot de la philosophie, à ce propos, est celui de M. Prudhomme à son jeune collégien de fils qu'il promenait dans les jardins du Carrousel.
Le potache, comme tout bon rhétoricien, restait en extase devant les jolies statues aux hanches si pures, aux fines gorges qui menacent le ciel :
— Comme elles étaient faites, en ce temps-là ! s'exclamait-il. Et le père, avec sagesse :
— Penh !... mon fils, quand elles étaient en chair et en os, ces femmes-là, vois-tu, portaient un corset comme ta mère!...
Epithètes complémentaires sur les seins. — Elastiques. — Légers :
Seins élastiques et légers.
Seins de la belle sans rivale, J'ai baisé clans votre intervalle L'oulîli du deuil et des dangers.
(Catulle Mendès.)
Synonymie. — Seins développés : Avoir un impérial chargé.
(Monréal et Blondeau.)
Versification. — Fragment de TÉpitre (1) adressée par Michel de L'Hospital à J. Morelkis (2) et qui a pour titre : De Matribus quœ filios suos ipsœ non aluni., nec apud se clomi educari patiuntur. (Des Mères qui ne nourrissent pas leurs fils et ne souffrent pas qu'ils soient élevés près d'elles à la maison.)
« NostrcB deliciis matres inmollibus urbis « Eductfe, cordi qui]jus est sua forma, libenter n Si possint, utero partum gestare récusent. « Jam naiis alimenta negant, albique liquoris « Undantes scatebras, injustœ more novercœ, « Restinguunt penitiis, pulcherrima dona Deorum, ^^ « Ne macie corpus, ne rugis venter aretur,
(2) Epistolarum, Liber III,
« Ne suclu iiimio, aut moUescaiit uljcra laclu,
« Ncu quum forte sedens noctem perduxerit unam
CI Insomnem Gcnitrix, cxsurgat pallida inanè.
« ïanlo sollicilas color et cutis, et décor illas
« Plus laaijet iutantis pueii quàm vila salusqiie :
» Qvicni, simul editus est, patriis cxtruderc lectis
« Haiid dubitant, alioque procul mandarc, parentum
« Adspectu atque oculis crudeli more carentem.
« Non sic amandatur equus, non verna catella,
(( Qua3 semper dominfie, quoqno vesligia torquet,
« It cornes illiusve sinu festiva recumljit.
« Morte fere funesta domus fit tota, minorque
rt Non lioc luctns ei'it, quam vel moriente marito. »
(I Talia principia atque ortus fiindamina nostri,
« Nalura? non sponte, nec œquo nominc jacta,
« Mullis deinde malis adituni causamque dedere,
« Ut parvi jam prima simul cum lacté bibamus
« Semina nequitia?, quœ post se plurima fundunt.
« Ilinc vel adulterio vetiis immutatur avorum
(, Progenies, raroque sinu fert ora parentis
« Filius ; aut si nulla toro est gravis illita labes,
« At melior natvira, tamen cum lacté bonique
a Mutantur mores, clarisquc parentiijus orta
« Virgo fit ancillœ similis, lasciva, procaxque,
« E])ria, saUatrix, et amans inhonesta virorum,
c Turpis, iners ; sa3vusque puer, scortator, avarus,
« Illarum similis, quarum prius ubera suxit.
« Et natos miramur oriri sanguine nostro
" Dégénères, qui])us immeritis materna premuntur
a Ubera, conducta? sua dant arentia servcC. »
« Nos mères, élevées dans les molles délices de la ville et qui ont à cœur leur beauté, volontiers, si elles le pouvaient, refuseraient de porter un enfant dans leur sein. Elles privent d'aliments leurs rejetons et, injustes marâtres, suppriment les flots ruisselants du lait, ce doux présent des Dieux, de peur que leur corps ne maigrisse, que leur ventre ne soit sillonné de rides, que leur sein, trop souvent sucé et pressé, ne se flétrisse et que, par hasard, la mère ayant passé, assise^ une nuit sans sommeil, ne se lève au matin toute pâle. La fraîcheur de leur teint et leur beauté leur importent plus que la vie et le salut de l'enfant nouveau-né. Dès que celui-ci est venu au monde, elles n'hésitent pas à le chasser du toit paternel, à l'envoyer au loin
près d'autrui, cruellement privé de l'aspect et des regards de ses parents. On ne relègue pas ainsi le poulain ou la petite chienne, née à la maison, qui toujours, partout où elle dirige ses pas, est la compagne de sa maîtresse, et se blottit joyeuse dans son sein. Par sa mort, certes, toute la maison serait en deuil et la douleur ne serait pas plus grande si le mari lui-même expirait. De tels commencements, une telle entrée dans la vie, malgré le vœu de la nature et en dépit de toute justice, sont la source et la cause de bien des maux, car tout jeunes nous buvons ainsi avec le lait les premiers g^ermes du vice, qui plus tard se développent à foison. De là vient que, soit par Fadultère, se trouve changée l'antique descendance des aïeux, et que rarement le fils reproduise sur son visage les traits du père ; ou bien, si nul outrage n'a été fait au lit conjugal, et que l'enfant soit bien doué, pourtant avec le lait chang'e le bon naturel et que la jeune fille née d'illustres parents ressemblera à une servante, sera lascive, effrontée, ivrognesse, danseuse, impudemment amoureuse des hommes, infâme, fainéante; que le jeune garçon deviendra cruel, débauché, avare, semblable à celles dont il a sucé le sein. Et puis, avec étonneraent, nous voyons sortir de notre sang des fds dégénérés, indûment privés du sein maternel et à qui des servantes à gages donnent leurs mamelles taries. »
Deguerle rappelle que Phryné gagna sa cause devant l'Aréopage, grâce au « langage muet » de ses seins :
Vous connaissez ces deux formes jumelles, Qu'en demi globe, h l'ombre de ses ailes, L'Amour assied sur un trône pareil ; Pommes de neige où couvent étincelles : La gaze y voit, loin de l'œil du soleil, Poindre à quinze ans la fraise au teint vermeil. Froide raison, à genoux deA'^ant elles ! Que de procès, en maint sage conseil, N'ont point gagné ces avocats femelles ? Si plaideuse on en connut le talent.
C'était la nôtre. « Or ça (dit la rusée, Quand elle vit sa rhétorique usée) :
« Mettons en jeu mon dernier argument. »
Et la voilà qui garde un long silence...
Puis on la voit et sourire et rougir :
Couleur de rose ! équivoque nuance !
Peins-tu la honte où peins-tu le plaisir f
Sa main distraite a dérangé la gaze
Oii se cachaient les lys d'un cou charmant.
Grâce au hasard d'un second mouvement,
L'aiguille d'or a glissé de sa hase :
Adieu le voile au tissu transparent,
Fardeau léger dont se charge le A-ent !
Que d'attraits nuds ! un feu subit embrase
Et spectateurs et sénat en extase.
Que ne dit pas à l'œil qui s'y connaît,
D'un joli sein le langage muet ?
Bavards diserts, gens à brillante emphase,
Vous n'avez point le charme de sa phrase !
Pour une pomme on vit Pergame en feu ;
Au Paradis, È\e pour une pomme
Sonna l'alarme entre le dial^le et Dieu.
Grâce à Phryné, nos Rhadamante, en somme,
Pour une seule en apercevaient deux.
Bien qu'on soit juge, on n'en est pas moins homme ;
Et c'est pour voir enfin qu'on a des yeux.
Bref : en dépit et de Vesta la vierge,
Et du bon prêtre, et du pauAa'e Vulcain,
Phryné dicta le veto du scrutin.
Brûlé ne fût, pour cette fois, qu'un cierge :
Cierge en l'honneur du bienheureux trio
Mis hors de cour au milieu des bravo.
Gens timorés diront : « l'Aréopage
En ce jour-là fit nargue à l'équité. »
Mais qui de nous aurait été plus sage ?
Il oublia les dieux pour leur image :
Est-on de marbre auprès de la beauté ?
Or maintenant, gentes Parisiennes,
A l'œil coquet, au teint frais et fleuri :
Galant essaim, amours d'une autre Athènes,
Mais qui jamais de Vesta n'avez ri,
Venez à moi ! Venez vierges pudiques,
Douces mamans, et aî^ous femmes uniques.
Honneur d'un père, ou trésor d'un mari !
Je veux juger vos fredaines honnêtes...
Quels bras mignons ! Quel sein ! Pour m'émouvoir.
Chastes Vénus restez comme vous êtes :
Pas n'est besoin de jeter le mouchoir.
Un sonnet, d'un anonyme, a le même titre — Auscultation — que celui de Gamuset (1), mais il n'en pas la finesse ni la délicatesse de touche.
Iris malade, un jour, fit A^nir le docteur :
— J'ai de forts ])attements de cœur Qui font sous mon sein un grand tumulte...
— Permettez que je vous ausculte.
Répond le praticien, qui d'un doigt délicat Fait choir rapidement la chemise en baptiste Et met à découvert un sein Ijlanc i)lein d'éclat. Divin, fait pour un œil d'artiste.
Le praticien disti^ait, hypnotisé, Paf ! sur le mamelon rosé Pose un baiser!... D'Iris la pudeur se réveille :
— Qu'est-ce à dire ? — Eh ! répond vivement le docteur. Je mouille le revers du cœur, Afin d'y coller mon oreille.
Les Litanies des Seins (2), d'Armand INIasson, n'ont rien de commun avec celles que l'Eglise chante en l'honneur des
Saints.
A vous s'adressent nos prières, Jeunes seins dont les lignes fiôres Proéminent suffisamment Pour affirmer leur opulence.
Sans tomber dans l'incontinence D'un excessif débordement.
A vous, dont la rondeur sincère Rend le concours peu nécessaire Des cotons amplificateurs.
Et qui, sans peur et sans reproche, Comme Bayard, bravez l'approche De nos regards inquisiteurs.
(1) Page 208.
(2) Le monologue complet se trouve à la librairie Léon Vanier, 19, quai Saint- Michel.
Soyez fermes, mais sans rudesse ;
N'opposez à notre caresse
Ni férocité ni raideur ;
Sous la guimpe qui a'ous protège
Ayez la blancheur de la neige,
Mais n'en ayez pas la froideiir.
Que A'os deux collines jumelles S'espacent pour laisser entre elles Un intervalle où nos Jjaisers Puissent un peu reprendre haleine.
Au moment de quitter la plaine Et d'affronter vos pics rosés.
Seins bénis et l^éatifiques, Fleuris de roses peu mystiques ; Source de délectation Oii viennent s'abreuver nos fièvres, Laissez-nous approcher nos lèvres De vos coupes d'élection.
Portes du ciel ! Halte suprême Oii le A'oyageur, de lui-même, S'arrête avant d'entrer au port !
Refuge du pécheur ! Asile Où vient le pénitent déinle S'endurcir à pécher encor !
Oreillers jumeaux de chair blanche 1 Autels oii notre front se penche Et dont on célèbre à genoux Les glorieux et saints offices !
Seins cléments, soyez-nous propices Seins pleins de grâce, exaucez-nous 1
Dans la crainte de manquer de place, nous avions éliminé de notre recueil quelques pièces sans relief, que nous pouvons reproduire ici.
D'abord la réponse faite par Guichard au Beau Tetiu., de Clément Marot :