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L. Forgues, dans le Paraguay., confirme cette coutume

Il n'y a pas de Paraguayenne, dit-il, qui ne fume comme aucun grognard de chez nous ne pourrait le faire... 11 n'y a que les enfants à la mamelle qui s'abstiennent de tabac, et encore je me souviens d'avoir vuunefemme guarame, son petit enfant à cheval sur lahanche, essayer d'apaiser les cris du petit être en lui mettant entre les lèvres, non pas le sein maternel, mais l'extrémité à demi mâchonnée de son ignoble cigare.

Les femmes Dariénites abusent aussi du tabac et ont la curieuse manie de fumer en tenant dans la bouche le bout allumé du cig'are.

Ces dames prétendent, dit Armand Reclus (2), qu'il n'est que cette façon de trouver du goût au tabac. L'apprentissage commence de bonne heure ; j'ai vu des bambins jeter la cigarette pour prendre le sein de leurs mères.

En Chine, on ne connaît ni les nourrices ni les biberons ; l'allaitement maternel est seul pratiqué, mais il dure trop longtemps, et l'enfant n'en retire que peu de bénéfice.

(1) Vingt mois eu Imerne.

(2) Exploration aux isthmes de Panama et de Barien.

Chez les Annamites, d'après le docteur Mondière, ce n'est pas le lait de sa mère que prend l'enfant dans les deux premiers jours; les voisines viennent deux ou trois fois par jour exprimer de leur lait dans une petite tasse, ou bien on envoie une femme étrangère à la famille quémander çà et là du lait de femme, sous prétexte de lotionner les yeux d'un malade. Quant à donner le sein au nouveau-né, aucune étrangère n'y consentira si, au préalable, l'enfant n'a déjà tété sa mère ; ce serait s'exposer à une foule de maladies.

Je n'ai jamais pu, ajoute le docteur Mondière, avoir la raison de cette croyance, qui du reste, n'empêche pas les femmes annamites d'élever volontiers au même sein que leur enfant un petit cochon né treizième d'une portée.

La mère commence à allaiter son enfant vers la fin du deuxième ou troisième jour.

Les Japonaises (fîg. 50) et les Siamoises (fîg. 51), comme les Araucaniennes, se couchent pour donner le sein. Chez les peuples de l'Asie occidentale, les Druses, les Arméniens, les Maronites, les Tartares, etc., la mère se met à genoux auprès

berceau et prend un point d'appui sur la barre supérieure

lit.

Fi». 50.

du du

Chez les Banians ou Vaïcies, à la naissance d'un enfant, la mère présente le sein au nouveau-né; s'il refuse de le prendre, il est exposé, et si ce refus persiste pendant trois jours, il est jeté au Gange.

Dans l'Inde, d'après Dubois, l'allaitement serait de courte durée. Dès que l'enfanta six mois accomplis, on le sèvre; alors a lieu l'annaprassana, cérémonie dont le nom exprime Tidée de donner pour la première fois des aliments solides.

Au milieu de nombreux invités, dit A. Corre, après les inévitables sacrifices au feu et aux dieux domestiques, deux femmes font ouvrir la bouche à l'enfant, tandis qu'une autre y verse un peu de bouillie. Tout se termine par un repas, une distribution de bétel et quelques présents que le maître de la maison fait aux brahmes et aux convives. Mais, en général, au moins dans les classes basses de la population, l'enfant continue à prendre le sein de la mère jusqu'à l'âge de deux ans et même au delà.

Voltaire (1) raconte qu'en Turquie, après la mort d'un père

FiG. 51.

de famille, on levait trois pour cent sur tous les biens du défunt; on faisait sept lots du reste et Ton en donnait deux à la veuve, trois aux enfants mâles et deux aux filles ; mais si la veuve avait allaité ses enfants^ elle prenait en sus le tiers des cinq lots revenant à sa progéniture.

En Orient, la femme du peuple allaite ses enfants ou donne le biberon ; dans la classe aisée, on a recours aux nourrices.

(1) Questions sur V Encyclopédie.

CUBIOSITMS itEDICALES.

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