‹ Tétralogie, Tristan et Iseult, Parsifal [microform]Chapitre 12 sur 42 · Cf. H. Dinger, p · texte numérisé non relu

Cf. H. Dinger, p

3. Ibid., p. 128, 133. Bien remarquer que Wagner distingue avec soin Kœnigthum de Monarchismus la monarchie constitutionnelle dont il voulait l'abolition. Dans la lettre à Lûttichau, Wagner explique que s'il a prononcé son discours, c'est pour réfuter ce préjugé que l'idée même de République entraîne celle d'abolition de la Royauté.

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tablisse entre la nation et le roi une sorte de coopération pour le bonheur commun ?

Du moins est-il certain qu'aux yeux de Wagner l'organisation actuelle de la société ast vicieuse, foncièrement mauvaise et doit être modifiée de fond encomble pour faire place à un nouvel ordre de choses où se réaliseront à la fois la réforme sociale et la réforme artistique. Wagner ne les a jamais séparées.

Tel est le rêve auquel il fait allusion dans les lignes suivantes où il explique son attitude en '18/i9 : « La possibilité d'un changement radical dans la constitution de la société sembla se révéler soudain à moi... je me tournai donc vers le nouveau mouvement qui était si plein de promesses pour mon rêve. Mais, après un court examen de ces systèmes, je commençai à être troublé en me demandant si l'élément purement humain qui était le fondement de la révolution n'allait pas être perdu de vue au milieu des disputes prédominantes des partis sur la valeur des différentes formes de gouvernement, la différence entre elles étant, après tout, simple question de préférence' ».

On voit à quelle hauteur l'esprit de Wagner planait audessus des mesquines questions de partis : « Jamais, écrivait-il en 1851, jamais (Jusqu'alors 18Zi9) je ne m'étais occupé de politique, à prendre le mot dans son sens strict. Je me souviens que je ne donnai mon attention aux phénomènes du monde politique que dans la mesure où se manifestait en eux l'esprit de la révolution, c'est-à-dire la révolte de lanature humainepure contre le formalisme politico-légal... C'est seulement lorsque je puis abstraire des phénomènes leur élément formel élaboré d'après les traditions des droits légaux et atteindre leur noyau interne d'essence purement humaine qu'ils excitent ma sympathie. Alors, en effet, je trouve pour m'entraîner le même motif qui me pousse, comme artiste, à rejeter la forme physique défectueuse du présent pour créer une nouvelle forme sensible qui réponde à la véritable essence de l'humanité — forme qui ne peut être

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