‹ Tétralogie, Tristan et Iseult, Parsifal [microform]Chapitre 20 sur 42 · R. p. m. — S. p. 77. - G. p. 36, etc · texte numérisé non relu

R. p. m. — S. p. 77. - G. p. 36, etc

4. S., p. 74. Voir surtout W., p. 37:Zu wissen begehrtesden Gott, etc.

5. W., p. 37 : « In der Macht gehrt'ich nach Minne », p. 43 : « Du liebst Siegmund... », p. 76, 77: « So thatest du was so gern zu thun ich begehrt » . Ce sont les Nains qui personnifient dans la Tétralogie la haine, la jalousie, les passions basses. C'est le nain Alberich qui renonce à l'amour, R., p. 18, mais non aux jouissances sensuelles, R., p. 17 ; à prix d'or, il séduit une femme ; il a d'elle un fils, Hagen, le meurtrier de Siegfried : « Des Hasses Frucht, dit Wotan, hegt eine Frau ; des Neides Kraft kreiss't ihr im Schosse : das Wunder gelang dem Liebelosen », W., p. 42. On sent dans ces paroles l'opposition de caractère entre Wotan et Alberich ; Wagner l'a nettement exprimée par les mots : Schwarzalben, Schwarz -Alberich contrastant avec Lichtalben , Licht-Alberich (Wotan) S., p. 22, 23. Quant à l'opposition entre Hagen et Siegfried, Cfr. G., p. 38: « Hasse ich die Frohen, freue mich nie ! » s'écrie Hagen. « Hagen, mein Sohn, hasse die Frohen ! » répond Alberich en vrai pessimiste.

6. « Die ailes weiss » W., p. 37. — « Allivissende ! Ui'weltweise ! » S., p. 73, 74, 76.

7. « Sinnendem Schlafe — wissendem Schlaf », S., p. 73. — « Mein Schlaf ist Traùmen, mein Traiimen Sinnen, mein Sinnen Walten des Wissens » S., p. 74. On retrouve ici la théorie de la clairvoyance du rêve.

nettement qu'elle doit être anéantie avec lui*. Il serait facile \ de traduire la scène entière avec les formules de Schopen- , hauer : l'intelligence fait comprendre à la volonté qu'elle doit se nier elle-même, et la volonté, s'anéan tissant par le renoncement, anéantit en même temps l'intelligence. '

Toutefois, malgré ces ressemblances, il existe entre les deux théories une différence capitale.

Pour Wagner, la nature est bonne dans son fond. Ce n'est pas l'être en tant qu'être, le désir en tant que désir ^ qu'il réprouve, mais le désir transformé en ambition, en avarice, en égoïsme, se défendant par la force brutale, entravant par des conventions la libre nature. Qu'elle redevienne libre, cette nature, et la délivrance est opérée. Siegfried ne représente point une puissance opposée à Wotan ; il descend de Wotan ^ ; il est, lui aussi, sa volonté, mais sa volonté affranchie, indépendante *. Surtout Siegfried n'a rien d'un ascète : il ne s'abîme pas dans la contemplation, il agit et ne pense qu'à une chose : courir à de nouveaux exploits ^ ; il n'a point renoncé aux plaisirs du monde, il est la personnification de la joie de vivre, de la gaieté débordante ; il n'a pas maudit l'amour, comme le Nibelung — ou comme Schopenhauer — c'est l'amour qui l'instruit, le transforme et en fait le véritable représentant de l'humanité nouvelle.

Jusqu'au moment où il réveille Briinnhilde, Siegfried ne possède, en effet, que la force physique, dont la brutalité, il faut l'avouer, est à peine voilée par les charmes de sa jeunesse. Le sens moral paraît lui faire complètement défaut. Mais Briinnhilde, fille de Wotan et de Erda, a hérité de sa mère la divine sagesse ; bien plus, le jour où elle n'a

1. « Urmûtter-Weisheit gehl zu Ende : dein Wissen verweht vor meinemWillen», S., p. 77,

2. De même, ce n'est pas l'intelligence en tant qu'intelligence, mais l'intelligence froide, isolée de l'amour, représentée par Erda couverte de givre, que Wagner appelle la source de tous nos soucis : « Urmûtter- Furcht ! Ur-Sorge / » S. p. 78.

3. S. p. 82 : « Kilhner Spross... liebt ich von je deine lichte Art ».

4. Ce qui n'a pas lieu pour Siegmuud, comme Fricka le fait observer à Wotan W. p. 32.

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